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Paul St-Pierre Plamondon songe à nouveau à la chefferie du PQ

M. St-Pierre Plamondon parle dans un micro devant un drapeau du Québec.

Paul St-Pierre Plamondon, le 25 septembre 2016.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Jérôme Labbé

Défait lors de la course à la direction de 2016, l'avocat et chroniqueur Paul St-Pierre Plamondon songe à briguer une nouvelle fois la direction du Parti québécois.

Le militant de 42 ans – aussi connu sous le sobriquet « PSPP » – en a fait l'annonce vers 10 h lundi matin sur sa page Facebook (Nouvelle fenêtre).

Je me questionne présentement sur la meilleure façon dont je peux contribuer, avec vous, à relancer le mouvement vers l'indépendance, écrit-il. Je crois sincèrement qu’il est possible de réhabiliter l’idée d’indépendance en en faisant un objectif concret à atteindre et non un idéal lointain, sans pour autant réduire ce projet à une discussion de calendrier référendaire.

Je crois également que les questions d’indépendance et d’environnement sont intrinsèquement liées, ajoute-t-il, soulignant que c'est dans ce contexte [qu'il] amorce une réflexion sur la possibilité de [se] porter candidat à la direction du PQ ce printemps.

M. St-Pierre Plamondon conclut qu'il sera présent au congrès extraordinaire du PQ qui doit se tenir en fin de semaine à Trois-Rivières, affirmant qu'« il y a du costaud dans ce qui sera proposé ».

On sent que le parti veut prendre un virage majeur en modernisant ses manières de faire et en se recentrant vers l'indépendance.

Paul St-Pierre Plamondon, candidat probable à la chefferie du PQ

Paul St-Pierre Plamondon avait été éliminé au premier tour de la course à la chefferie du PQ en 2016, avec à peine 6,84 % des voix. C'est finalement Jean-François Lisée qui l'avait emporté au deuxième tour.

Nommé conseiller spécial par son nouveau chef, Paul St-Pierre Plamondon avait mené des consultations auprès de la population dans le but de renouveler la formation politique. Publié l'année suivante, son rapport – baptisé Oser repenser le PQ – avait notamment conclu que le parti était perçu comme « figé, conservateur et vieillissant ».

M. St-Pierre Plamondon s'est ensuite porté candidat dans la nouvelle circonscription de Prévost aux élections législatives de 2018, mais il a mordu la poussière face à la vétérane Marguerite Blais. Cette dernière a été élue sous la bannière de la Coalition avenir Québec avec 47,03 % des suffrages, soit une majorité confortable de 7137 voix.

Depuis sa défaite, le quadragénaire travaille comme directeur exécutif des finances, des opérations et du développement au cabinet Lettelier Gosselin Duclos.

Peu de candidats déclarés

Jusqu'à maintenant, seuls le député Sylvain Gaudreault et l'historien Frédéric Bastien ont fait part de leur intérêt pour la direction du Parti québécois, qui a été rétrogradé à la troisième opposition depuis le départ fracassant de Catherine Fournier.

Nommée vice-chef par Jean-François Lisée à l'aube des élections de 2018, la députée de Joliette, Véronique Hivon, a fait savoir en août qu'elle n'était pas intéressée.

Obtenu de haute lutte par le Comité jeunesse, le congrès extraordinaire de Trois-Rivières, qui aura lieu samedi et dimanche, doit permettre au PQ de repartir sur de nouvelles bases et de se concentrer sur le projet d'indépendance. Il marquera également la fin du mandat de Gabrielle Lemieux, qui présidait le parti depuis l'été 2017.

Elle cédera sa place à Dieudonné Ella Oyono, qui travaille comme chef d’équipe au service du développement économique de la Ville de Montréal. Gabonais d'origine, il a lui aussi échoué à se faire élire l'an dernier dans la circonscription montréalaise de Saint-Henri–Sainte-Anne, récoltant la quatrième place avec 11,47 % des voix exprimées.

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