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Les employés de soutien dans les écoles ratifient l'entente de principe

Des pupitres dans une classe d'école vide.

L'Ontario a conclu une entente contractuelle avec les concierges et le personnel administratif dans les écoles.

Photo : iStock

Camille Gris Roy

Les concierges, les aides-enseignants et les employés administratifs dans les écoles en Ontario ont voté à 79 % en faveur de l'entente de principe conclue il y a un mois avec le gouvernement de Doug Ford.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente 55 000 employés de soutien dans les écoles de la province, a dévoilé les résultats du vote de ses membres lundi lors d’une conférence de presse à l’Assemblée législative.

L'entente ratifiée prévoit des augmentations de salaire de 1 % par année, pendant trois ans.

L'accord prévoit aussi que le gouvernement Ford réinvestira jusqu'à 78 millions de dollars par an. Cet argent servira notamment à rétablir 1300 postes éliminés, selon le SCFP.

L'entente de principe avait été conclue quelques heures avant le déclenchement prévu d'une grève générale qui aurait entraîné la fermeture de centaines d'écoles un peu partout dans la province.

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce, voit cette ratification comme une « étape importante », qui assure une stabilité. Je pense que le public est content que les parties aient travaillé ensemble pour cette entente qui protège l’avenir des enfants et permet de les garder dans les salles de classe, commente-t-il.

Non aux coupes

Le syndicat a tout de même tenu à ajouter qu’il reste bien des enjeux dans le système d’éducation, qui touchent aussi les employés de soutien, comme la violence dans les écoles, ou le manque d’investissements en infrastructure et dans l'entretien.

Le pourcentage d'approbation de 79 % – qui ne représente pas l'unanimité – montre qu’il y a encore bien du travail à faire, reconnaît Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l'Ontario du SCFP.

Une conférence de presse de membres du Syndicat canadien de la fonction publique.

Les représentants du Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les employés de soutien dans les écoles en Ontario, ont annoncé que 79 % de leurs membres ont voté en faveur du nouvel accord avec la province.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

On doit continuer de faire valoir les préoccupations de nos travailleurs et en discuter de façon régulière, dit-elle, et arrêter de penser que c’est là un secteur où on peut couper. Il faut plutôt réinvestir.

Il faut arrêter de penser que le seul moment où on peut améliorer notre système d’éducation, c’est autour de la table de négociation.

Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l'Ontario

Le syndicat demande d’ailleurs une rencontre avec le ministre Stephen Lecce pour poursuivre les discussions. Depuis qu’il est en fonction, nous ne l’avons rencontré qu’une seule fois. On ne l’a même pas vu à la table de négociation, note Laura Walton.

Sylvain Piché, vice-président du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l'Ontario, souligne aussi que l’augmentation de salaire obtenu par ses membres reste très modeste. Les employés de soutien demeurent ceux qui sont les moins bien payés dans le système d’éducation, selon le syndicat.

On mérite mieux que ça, mais étant donné que ça a été une offre globale, il a fallu sécuriser les services qu’on a pour nos enfants, nos parents et les différents groupes communautaires de la province, explique-t-il. C’était plus important pour nous de garantir les services pour cette ronde-ci.

Une clause de l'accord stipule toutefois que les employés de soutien auront droit à des augmentations plus généreuses si les enseignants, qui négocient actuellement avec la province, obtiennent des hausses de salaire plus élevées, a indiqué Laura Walton.

Les négociations avec les enseignants

Entre-temps, les syndicats qui représentent les enseignants en Ontario sont toujours en négociation avec la province pour le renouvellement de conventions collectives échues depuis le 31 août.

Vendredi dernier, la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario s'est dotée d'un mandat de grève devant l'impasse. Les membres ont voté à 98 % en faveur d'un débrayage si leur syndicat n'arrive pas à conclure une entente de principe avec le gouvernement Ford. Parmi les enjeux, il y a notamment la taille des classes, la violence en classe et la sécurité d'emploi.

La Fédération n’a toutefois pas précisé, s’il y a grève, quand elle aurait lieu.

Les syndicats représentant les enseignants du secondaire et les enseignants des conseils catholiques tiennent aussi des votes de grève.

Un homme assez jeune, en costume, à l'intérieur.

Le ministre Stephen Lecce dit que les négociations de contrats ne doivent pas perturber l'accès à l'école des élèves ontariens.

Photo : Radio-Canada

Le SCFP et le CSCSO surveilleront de près ce qui se passe de ce côté. On est solidaires avec les enseignants, affirme Sylvain Piché.

Laura Walton pense qu’il y a certaines leçons à tirer du processus de négociation par lequel les employés de soutien viennent de passer. Le message au ministre est clair : si vous voulez un accord, vous devez [...] investir en éducation, parce que nos élèves ne méritent rien de moins.

Le ministre Lecce, lui, soutient qu'il privilégie la même approche qu'avec les employés de soutien dans ces négociations. On continue d’être raisonnables et constructifs. Les enfants de la province ne devraient pas voir leur éducation perturbée à cause des négociations de contrats.

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Toronto

Éducation