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La grande fête du livre s'amorce à Rimouski

Robin Doucet et Diane Chevrier devant une bibliothèque

Le directeur général du Salon du livre de Rimouski, Robin Doucet et Diane Chevrier, bénévole au Salon depuis plus de 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Julie Tremblay

Lecteurs et lectrices, à vos livres! Le 54e Salon du livre s'ouvre jeudi à Rimouski. 250 auteurs sont attendus lors de cette grande fête du livre qui se poursuit jusqu'à dimanche au Centre des congrès.

C'est un événement qui est de plus en plus signifiant pour les gens qui habitent la région, affirme avec fierté le directeur général de l'événement, Robin Doucet. Pour moi, le Salon du livre de Rimouski, depuis 24 ans, c'est un beau grand terrain de jeu!, ajoute-t-il.

Dans ce grand terrain de jeu cette année, les visiteurs pourront notamment écouter Laure Waridel et Alain Deneault parler de consommation responsable et d'économie verte. Ils auront aussi l'occasion d'entrer dans l'univers angoissant des livres du président d'honneur, Patrick Senécal, ou encore de se rendre au Jardin des libraires pour obtenir les suggestions de lecture de leurs auteurs préférés.

Laure Waridel en entrevue sur le plateau d'ICI RDI.

La chercheuse et auteure, également cofondatrice d'Équiterre, Laure Waridel (archives)

Photo : Radio-Canada

L'idée des prescriptions littéraires, c'est que vous venez voir un auteur à une heure précise et il vous fait une prescription du livre qu'il vous recommande. Ça permet d'ouvrir un peu les champs, les possibilités, précise la responsable de la programmation, Camille Crédeville.

Le Salon du livre en quelques chiffres

  • 250 auteurs
  • 300 maisons d'édition
  • 150 bénévoles
  • 112 stands
  • 15 000 visiteurs, dont 4000 élèves

Un salon de rencontres et d'idées

Bien que le Salon du livre demeure un événement commercial et culturel, son directeur général répète qu'il est aussi devenu, au fil des ans, un événement citoyen où les conversations et les rencontres tiennent une large place.

On va toujours continuer à pousser la réflexion au niveau de la rencontre auteur-visiteur.

Robin Doucet, directeur général du Salon du livre de Rimouski

À preuve, le Salon propose cette année aux visiteurs une série de questions qu'ils peuvent poser aux auteurs qu'ils rencontreront, histoire d'entamer une conversation. Les gens sont timides parfois, c'est une façon ludique de briser la glace, explique Robin Doucet.

Un stand de livres au Salon du livre.

Quelque 15 000 visiteurs sont attendus au Salon du livre de Rimouski qui se tient jusqu'à dimanche, à Rimouski. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, la bénévole Diane Chevrier ajoute que le Salon sera toujours un événement qui provoque la réflexion.

C'est une façon de mobiliser les gens et de se questionner. On s'en parle après, c'est ce qui reste, et je trouve que c'est ça qui est important, précise celle qui s'investit depuis plus de deux décennies au Salon, notamment au sein du conseil d'administration, qu'elle a présidé pendant 5 ans.

Les gens ne viennent pas seulement pour un achat de livre, mais ils viennent aussi pour les idées qui s'échangent, les discussions qui se passent entre nous.

Diane Chevrier, bénévole au Salon du livre depuis plus de 20 ans

S'ouvrir sur le monde

Ces discussions, elles se font entre les personnes, mais aussi de plus en plus entre les peuples, notamment à travers l'activité L'Arbre à palabres, qui se tiendra pour la troisième fois cette année. Lors de cette lecture publique qui aura lieu vendredi, les auteurs et les citoyens sont invités à partager un extrait d'une œuvre d'ici ou d'ailleurs qui les a marqués.

Le Salon lancera également un tout nouveau projet, samedi, intitulé Nourritures-monde. Grâce à une plateforme web, les immigrants qui se sont installés à Rimouski seront invités à suggérer des lectures et des recettes qui permettent de mieux comprendre leur pays d'origine.

Qui plus est, Robin Doucet et Diane Chevrier souhaitent continuer à tisser des liens avec d'autres organismes pour mettre en valeur la littérature. On a des collaborations avec l'université, le cégep, Paraloeil, les bibliothèques... il faut poursuivre ça, affirme Mme Chevrier.

M. Doucet souligne pour sa part que des partenariats sont déjà en cours avec le Salon du livre de Toronto et le Bookfest de Vancouver. Il souhaite poursuivre dans cette voie.

Même si on n'est pas un salon aussi gros que celui de Québec ou de Montréal, il y a des moyens de créer des liens avec des gens ailleurs dans la francophonie, conclut-il.

Bas-Saint-Laurent

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