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La CSQ dénonce le projet de loi sur la réforme des commissions scolaires

Le reportage de Michel Marsolais

Photo : getty images/istockphoto / karalon

Radio-Canada

À la veille du début des audiences sur le projet de loi 40 qui vise à réformer les commissions scolaires, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a présenté ses inquiétudes dimanche en conférence de presse. Selon elle, le projet de loi va accroître les inégalités et la concurrence entre les écoles.

Pour la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, la réforme du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge est un danger pour l’égalité des chances. La réforme s’inscrit en porte-à-faux avec les fondements de l’école publique et s’attaque au principe même du système d’éducation, ajoute-t-elle.

Pour Mme Éthier, le projet de loi 40 va laisser libre cours à la logique de concurrence au sein du réseau public.

La CSQ reproche notamment au ministre Roberge de ne pas avoir fait de consultation avant de déposer le projet de loi 40, et de le faire plutôt après.

Elle estime que la réforme est beaucoup plus qu’un changement de structure qui abolit les commissions scolaires. La logique de concurrence décriée par Mme Éthier repose sur le fait que les parents pourraient choisir eux-mêmes l’école de leur enfant, ce qui pourrait en défavoriser certaines.

Le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost, abonde dans le même sens : Imaginez quelqu’un qui reste sur la rive-sud de Montréal, mais qui travaille au centre-ville. Est-ce que ça va être plus avantageux de dire : je n’ai plus de contrainte, alors je peux amener mon enfant de l’autre côté et vider des écoles? Pour lui, c’est ajouter davantage de concurrence entre les écoles.

Faire plus de place aux enseignants

La CSQ demande aussi au ministre de l’Éducation de faire une plus grande place au personnel enseignant au sein des conseils d’administration des futurs centres de services. Le projet de loi 40 prévoit que ceux-ci vont être administrés par des conseils d’administration composés de 16 membres non rémunérés : 8 parents, 4 membres de la communauté et 4 représentants du personnel.

Or, le syndicat souhaite qu’il y ait plus de place faite aux membres du personnel dans ces conseils d’administration.

Pour atténuer les inégalités qu’elle soulève, la CSQ a fait 14 propositions au ministre Jean-François Roberge. Les consultations sur le projet de loi débuteront lundi, et la CSQ prendra la parole en après-midi. Plusieurs groupes se feront aussi entendre cette semaine, comme des commissions scolaires et des comités de parents qui vont exprimer leur point de vue directement au ministre.

Jean-François Roberge est debout en train de s'adresser à l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge

Photo : The Canadian Press / Jacques Boissinot

Jean-François Roberge a déposé le projet de loi 40, ou la Loi modifiant principalement la Loi sur l’instruction publique relativement à l’organisation et à la gouvernance scolaires, le 1er octobre dernier.

Le projet de loi compte près de 300 articles, allant de l’abolition des commissions scolaires et leur transformation en centres de services à la possibilité aux directions d'établissements de changer les notes remises par les enseignants aux élèves.

Avant la CSQ, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) avaient déjà rejeté le projet de loi caquiste.

Avec les informations de Michel Marsolais et Diana Gonzalez

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