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Arsenic : le Comité ARET croit que le gouvernement cherche à gagner du temps

Un quartier résidentiel tout près d'une fonderie de cuivre.

Le quartier Notre-Dame, à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Vanessa Limage

Thomas Deshaies

Le Comité arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) se montre sceptique quant à l’annonce faite par le gouvernement du Québec vendredi dernier concernant le dossier de l’arsenic à Rouyn-Noranda. Le gouvernement a informé la population que la Fonderie Horne soumettra un plan d’action pour atteindre à « long terme », la norme provinciale d’arsenic dans l’air à Rouyn-Noranda.

Nous on se questionne, parce que selon nous, on a déjà dépassé le long terme qui était acceptable, déplore la porte-parole du comité de citoyens, Valérie Fournier. Il faut agir avec urgence.

Dans un communiqué de presse envoyé vendredi dernier, le gouvernement a annoncé que la Fonderie Horne s’est engagée à inclure un volet à plus long terme, dans son plan d’action qui sera déposé le 15 décembre prochain. Un plan qui inclura des pistes de solution visant à atteindre la norme québécoise d’arsenic dans l’air.

Or, aucun échéancier n’est précisé pour l’atteinte de la norme québécoise dans le communiqué de presse du gouvernement. Le ministère de l’Environnement et le cabinet du ministre n’avaient pas encore répondu à notre demande de précision envoyée vendredi, au moment de mettre en ligne cet article, dimanche.

Une femme accorde une entrevue à la caméra.

Valérie Fournier, porte-parole du comité ARET

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Une date butoir exigée

Le Comité arrêt des rejets et émissions toxiques croit que le gouvernement ne cherche qu’à gagner du temps. Dès qu’il y a eu l'annonce des premiers résultats [mai 2019], il aurait dû y avoir un comité qui se crée pour penser aux mesures qui allaient être demandées, dit Mme Fournier. On est 6 mois plus tard, puis on nous parle encore de long terme.

Le ministère de l’Environnement a répété à plusieurs reprises au courant des dernières semaines que la priorité du gouvernement est la santé de la population. Par voie de communiqué, le ministre délégué à la Santé et aux services sociaux, Lionel Carmant, a quant à lui déclaré vendredi qu’aucun compromis ne serait fait avec la santé des citoyens.

Pour nous c'est  évident qu’il devrait y avoir échéancier précis

Valérie Fournier, porte-parole du Comité ARET

Le comité ARET estime que l’engagement du gouvernement pour  la préservation des emplois de la fonderie ne peut être concrétisé au détriment de la santé de la population. On mentionne que ce n’est pas atteignable [la norme], est-ce que c’est pour une question économique? Est-ce que c’est cela qui fait que ce n’est pas possible d’atteindre le 3, ben si c’est ça, c’est inacceptable, déclare-t-elle.

Valérie Fournier réclame également que le plan d’action déposé par l’entreprise soit rendu public par le gouvernement. Le gouvernement répète qu'il va agir avec transparence dans ce dossier alors s’il est cohérent avec ses propos, théoriquement, il devrait nous permettre d'avoir accès à ce plan pour mieux nous permettre de l’évaluer, conclut-elle.

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