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Des cas d'intoxication à la drogue du viol signalés à Rouyn-Noranda

Groupe de femmes avec des cocktails.

Plusieurs personnes auraient été victime du GHB dans un bar à Rouyn-Noranda.

Photo : Getty Images / Peopleimages

Thomas Deshaies

La soirée du 1er novembre aura été éprouvante pour des clients et employés du Cabaret de la dernière chance à Rouyn-Noranda. Selon une représentante de l’établissement et un témoin, au moins trois personnes auraient été victimes de la drogue du viol, puis se seraient rendues à l’hôpital.

Jonathan Prince était sur place toute la soirée. Après le départ en ambulance en début de soirée d’une cliente fortement intoxiquée, il a été témoin de malaise chez d'autres clientes. « J’ai moi-même eu une amie proche qui ne s’est vraiment pas sentie bien », déplore-t-il.

Il estime que plusieurs personnes, comme lui, constatent que la situation prendrait de l’ampleur à Rouyn-Noranda. « Étant quelqu’un qui veille beaucoup dans les bars, j’ai remarqué qu’il y a vraiment beaucoup de personnes qui se font droguer ces temps-ci », clame-t-il.

En décembre dernier, l’organisme Le Point d’appui avait d’ailleurs lancé un appel à la prudence en raison de plusieurs cas recensés.

Le Cabaret de la dernière chance appelle à la solidarité

La responsable des communications au Cabaret de la dernière chance, Véronique Aubin, se désole de la situation. « C’était vraiment troublant pour les gens qui étaient sur place parce qu’on a souvent l’impression qu’on est comme à la maison au cabaret, qu’on est en sécurité. Cela a été un choc pour beaucoup de gens sur place », explique-t-elle.

L’établissement a publié un message sur les réseaux sociaux qui a été partagé des centaines de fois. « Si vous avez l’impression que quelqu’un a été intoxiqué, c’est très important de ne jamais la quitter de vue, puis de l'amener à l’hôpital parce que le GHB s’évacue super rapidement », souligne-t-elle.

De cette manière, il sera possible d’avoir des preuves de l’intoxication par cette drogue, afin d’aider la Sûreté du Québec et les organismes à endiguer le problème, précise-t-elle.

Les clients ont tissé une toile de sécurité autour des victimes potentielles.

Véronique Aubin, responsable des communications au Cabaret de la dernière chance de Rouyn-Noranda

Les campagnes de sensibilisation des organismes communautaires semblent toutefois avoir porté fruit pour les employés, constate Mme Aubin. Cela a sensibilisé nos employés puis au lieu de voir les gens comme étant quelqu’un qui a trop bu, puis qui a dépassé ses limites, ben maintenant on est sensibilisé, on les entoure, on avertit nos autres clients quand il y a eu des cas dans le bar, explique-t-elle, tout en soulignant la réaction exemplaire des clients.

La Sûreté du Québec et le Centre intégré de santé et de services sociaux n’étaient pas en mesure de commenter la situation dimanche.

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Abitibi–Témiscamingue

Drogues et stupéfiants