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Des enfants plus fatigués avec le changement d'heure?

Une petite fille est en train de tourner l'aiguille d'une horloge surdimensionnée.

Les enfants peuvent sentir un léger décalage dans leur rythme de veille et de sommeil à la suite du changement d'heure.

Photo : iStock / magda_istock

Miriane Demers-Lemay

Avec le changement d’heure cette fin de semaine, plusieurs parents devront s'armer de patience pendant quelques jours, le temps que leurs enfants adaptent leur rythme circadien à la nouvelle heure.

Au Centre de la petite enfance (CPE) L'Aurore Boréale, à Rimouski, l'éducatrice Sophie Aubertin s'attend à ce que les enfants soient fatigués et de mauvaise humeur lundi.

Dans les premiers jours, on remarque qu'il y a une certaine fatigue, les enfants sont un peu déphasés de l'horaire habituel, parce que l'horloge interne continue de fonctionner sur le même rythme de réveil, observe-t-elle. Ils sont plus fatigués, ils ont faim avant l'heure de repas habituel, ils sont plus irritables et maussades.

C'est d'autant plus important de maintenir les routines d'heures de repas, de siestes et de couchers, selon le cadran et non pas seulement l'horaire interne, conseille-t-elle. D'habitude, ils s'ajustent assez rapidement.

Sophie Aubertin dans un local du CPE.

L'éducatrice Sophie Aubertin appréhende une semaine un peu plus difficile qu'à l'habitude au CPE L'Aurore Boréale, à Rimouski, en raison de la fatigue des enfants.

Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Des problèmes de sommeil sous-jacents

Les effets négatifs du changement d’heure sont d’ailleurs critiqués par les experts de la Société canadienne du sommeil, qui considèrent que les inconvénients du changement d'heure surpassent ses avantages.

Par exemple, une augmentation des accidents automobiles et des incidents cardiovasculaires ont été observés lorsqu'on avance l'heure au printemps, observe Julie Carrier, experte du sommeil et directrice scientifique de la campagne canadienne de santé publique sur le sommeil « Dormez là-dessus – Sleep on it! ».

Les gens ne valorisent pas le sommeil, souvent les gens vont couper leurs heures de sommeil ou ne dorment pas un nombre adéquat d'heures, parce qu'il y a une conception dans la société que le sommeil est superflu ou que le moins on dort le plus on peut être productifs, ce qui peut être une très mauvaise équation pour avoir une bonne santé physique, cognitive et émotionnelle, observe Julie Carrier.

Le deuxième problème de santé publique auquel il faudra s’adresser, c’est que 25 % de la population a aussi des troubles importants du sommeil, ajoute l'experte, qui croit qu'il est nécessaire de trouver des solutions au niveau sociétaire.

Bas-Saint-Laurent

Société