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Delhi étouffe dans un brouillard de pollution

Des gens marchent dans un brouillard de pollution.

Nombre d'habitants se plaignaient de problèmes à la gorge et aux yeux. Beaucoup tentaient de se protéger avec des masques.

Photo : Reuters / Adnan Abidi

Radio-Canada

La pollution atmosphérique a atteint dimanche son plus haut niveau cette année dans l'agglomération de New Delhi, à tel point qu'un brouillard compact s'est formé dans la capitale indienne et qu'une trentaine de vols ont dû être déroutés par manque de visibilité dans les airs.

La capitale indienne de 20 millions d'habitants connaît chaque année des épisodes très violents de pollution d'air, dus à la fois à la circulation automobile, aux rejets industriels et aux fumées des brûlis agricoles qui battent leur plein dans les régions voisines.

Les concentrations de particules fines PM2,5 ont atteint des sommets, en raison notamment de légères précipitations samedi soir, selon l'agence indienne surveillant la qualité de l'air (SAFAR).

L'ambassade américaine à New Delhi enregistrait dimanche matin une concentration de particules fines PM2,5 de 810 microgrammes par mètre cube d'air. L'Organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière.

Trois femmes en sari se tiennent debout dans des eaux couvertes de mousse. On voit aussi un épais brouillard.

Des femmes indiennes ont célébré une fête hindoue en se baignant dans l'une des rivières les plus polluées du pays, le Yamuna. Sa mousse est connue comme étant très toxique.

Photo : Reuters / Adnan Abidi

« La pollution a atteint des niveaux insupportables », a déploré dimanche sur Twitter le ministre en chef de Delhi, Arvind Kejriwal.

Nombre d'habitants se plaignaient de problèmes à la gorge et aux yeux. Beaucoup tentaient de se protéger avec des masques.

Le vent commence à souffler plus fort, mais il faudra peut-être attendre un à deux jours avant que l'indice de pollution ne retombe à environ 500, selon Mahesh Palawat, vice-président de Skymet, un institut de météo indépendant.

La visibilité était tellement mauvaise que les compagnies Air India et Vistara ont annoncé de nombreux retards sur les aéroports de la capitale, et ont détourné des vols sur les villes voisines.

Les autorités fédérales et locales se sont renvoyé la responsabilité de cette situation.

Un homme marche dans New Delhi en portant un masque.

La visibilité était tellement mauvaise que les compagnies Air India et Vistara ont annoncé de nombreux retards sur les aéroports de la capitale.

Photo : Reuters / Adnan Abidi

Dans un tweet la semaine dernière, M. Kejriwal a appelé les gouvernements des États voisins du Punjab et de Haryana à agir.

Delhi est devenu une chambre à gaz à cause des brûlis dans les États voisins.

Arvind Kejriwal, ministre en chef de Delhi

Le ministre fédéral de l'Environnement, Prakash Javadekar, a accusé M. Kejriwal de politiser le problème et de faire des deux États voisins les boucs émissaires de la crise.

Les écoles de Delhi seront fermées jusque mardi et la circulation alternée doit être mise en place du 4 au 15 novembre. Les véhicules ne pourront rouler qu'un jour sur deux selon que leur plaque d'immatriculation finit par un chiffre pair ou impair.

En 2017, la pollution de l'air a causé 1,2 million de décès prématurés en Inde, selon l'estimation d'une étude parue l'année dernière dans la revue scientifique The Lancet.

Un rapport de l'ONU avait affirmé l'an passé que 14 des villes les plus polluées au monde se trouvaient en Inde.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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