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Des hôtels dans l’espace, depuis la Nouvelle-Écosse?

L’entreprise Maritime Launch Services s'associe à une entreprise américaine pour lancer un projet de recyclage des fusées qui gravitent dans l'espace.

Un satellite dans l'espace.

Les promoteurs d'un port spatial en Nouvelle-Écosse s'associent à une entreprise américaine pour lancer un projet de recyclage de débris spatiaux.

Photo : NASA / NanoRacks

Radio-Canada

Une entreprise de la Nouvelle-Écosse s'associe à une compagnie américaine pour créer des hôtels... dans l'espace!

L'entreprise néo-écossaise Maritime Launch Services, qui prévoit installer au Cap-Breton une rampe de lancement pour fusées porteuses de satellites dans l'espace, propose un second projet tout aussi inusité que son précédent : l'installation d'hôtels et de locaux de recherche dans l'espace.

La compagnie envisage de construire une installation supplémentaire au port spatial de Canso, au Cap-Breton, pour tenter de récupérer et de réutiliser une partie des engins spatiaux qui gravitent dans l'espace.

Une fusée.

L'entreprise envisage utiliser des fusées Cyclone 4M, conçues par la société ukrainienne Yuzhnoye.

Photo : NASA / NanoRacks

Elle veut relever ce projet ambitieux en partenariat avec l'entreprise Nanoracks, dont le siège social se trouve à Houston, aux États-Unis.

Les deux entités ont signé un accord qui porte sur la reconversion des étages supérieurs qui se détachent des fusées lors des lancements. Ces pièces contiennent du carburant et sont libérées lors du passage en orbite.

Nanoracks, avec l'aide financière de la NASA, a étudié les moyens pour recycler ces déchets célestes en créant des « postes avancés » partout dans le système solaire. 

Par « postes avancés », la compagnie entend notamment des parcs de recherches, des hôtels, des dépôts de carburant, et même des centres de stockage.

Il y a beaucoup de choses qu'on peut faire avec les parties supérieures [des fusées] et notre objectif fondamental, à Nanoracks, est de ne pas gaspiller quelque chose dans l'espace. C'est trop précieux, raconte le PDG de Nanoracks, Jeffrey Manber.

Bien que le projet n'en soit toujours qu'à l’étape de l'examen, les entreprises croient qu'elles utiliseront les services d'un robot qui ressemble soit à une main, soit à un serpent pour couper et souder ces pièces dans l'espace en vue de les réutiliser.

Vous pouvez laisser les robots prendre vie et installer [sur ces morceaux qui flottent dans l'espace] des murs ou prendre des satellites et les déployer ou les exploiter comme laboratoires, explique M. Manber.

Le PDG croit que de construire les postes avancés dans l'espace coûterait beaucoup moins cher que de les assembler sur terre pour ensuite les propulser dans le système solaire.

Un lancement est dangereux et comporte des risques. J'ai un lancement demain matin et je suis nerveux, même si j'ai assisté à de nombreux lancements, s'exclame Jeffrey Manber.

Maritime Launch Services prévoit lancer des satellites à partir d'un port spatial qui devrait bientôt voir le jour à Canso, au Cap-Breton. 

Illustration du lancement d'une fusée Cyclone-4M.

Maritime Launch Services prévoit lancer de la Nouvelle-Écosse des fusées Cyclone-4M, produites en Ukraine.

Photo : Maritime Launch Services

L'entreprise envisage d’utiliser des fusées Cyclone 4M, conçues par la société ukrainienne Yuzhnoye.

Nouvelle-Écosse

Sciences pures et appliquées