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« Nous allons gagner! » : les adeptes du Wexit se mobilisent à Edmonton

Des personnes participent à un rassemblement.

Le premier rassemblement du Wexit depuis les élections fédérales a eu lieu, samedi, au Boot Scootin' Boogie Dance Hall, à Edmonton.

Photo : Radio-Canada

Danielle Kadjo

Des adeptes du Wexit en Alberta, qui disent se sentir prisonniers dans leur pays, incompris de l’Est et ralentis dans leur croissance économique, ont tenu un premier rassemblement en Alberta depuis la réélection du gouvernement Trudeau. Ils disent revendiquer une « Alberta libre ».

Je suis ici pour une chose : libérer mon pays de l'esclavage, affirme un membre du groupe indépendantiste Wexit Alberta qui se fait appeler Jesse James.

Il participait samedi à Edmonton au premier rassemblement du Wexit Alberta depuis les élections fédérales du 21 octobre, dont les résultats électoraux, avec les conservateurs ayant remporté la quasi-totalité des sièges en Alberta et en Saskatchewan, ont démontré un sentiment d’aliénation de l’Ouest canadien envers Ottawa.

Le militant Jesse James soutient que le Canada n’est pas un pays, mais une corporation. « Chaque province est un pays. Nous avons le droit de créer une constitution en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, à l’Île-du-Prince-Édouard », avance-t-il.

L'heure est venue, selon lui, de montrer au monde entier que l’Alberta et les provinces de l’Ouest « ne se laisseront pas amadouer par les paroles du gouvernement Trudeau ».

Si on ne le fait pas [le Wexit], nos enfants se retrouveront dans la rue.

Jesse James, membre du mouvement Wexit Alberta
Le militant Jesse James parle au micro.

Jesse James.

Photo : Radio-Canada

Son opinion est partagée par Joan Bjornson, qui a conduit de Cochrane jusqu’à Edmonton, afin de prendre part au rassemblement.

Il est temps que les gens se réveillent et acceptent qu’il y a une vérité que personne ne leur dit.

Joan Bjornson, participante au rassemblement du Wexit Alberta

D'après elle, les Albertains seront perdus tant et aussi longtemps qu’ils ne reprendront pas le contrôle de leur province. « Les gens doivent comprendre qu’ils vivent dans une situation qui ne les affecte peut-être pas directement, mais qui tôt ou tard finira par les rattraper », affirme-t-elle.

Dans l'histoire, voulons-nous être les héros ou les vilains? Le choix vous appartient.

Joan Bjornson, participante au rassemblement du Wexit Alberta
Joan Bjornson donne une entrevue.

Joan Bjornson.

Photo : Radio-Canada

Un peu de scepticisme

Peter Kafda soutient le mouvement, mais estime que la façon de faire n’est pas la meilleure.

Nous avons besoin de regagner le pouvoir, la séparation est notre seule chance, c’est la raison pour laquelle je suis venu ici. Je voulais entendre ce qu’ils ont à dire, a-t-il confié.

Selon lui, les membres dirigeants du Wexit n’ont pas de plan précis et semblent revendiquer un contrôle « absolu ».

Cela ressemble à une dictature communiste plus qu’autre chose.

Peter Kafda, participant au rassemblement du Wexit Alberta
Peter Kafda donne une entrevue.

Peter Kafda.

Photo : Radio-Canada

De son côté, le fondateur du mouvement Wexit, Peter Downing, est convaincu des chances de réussite de son mouvement. Selon lui, le nombre d’adhésions a explosé après les élections fédérales.

« Ce que j’ai à dire à tous les Canadiens, c’est que nous allons gagner! », dit-il.

Les militants ont fait circuler un formulaire pour amasser des signatures afin de fonder un parti politique fédéral.

Un groupe de personnes à un rassemblement.

Près de 700 personnes ont pris part à l'événement, selon les organisateurs.

Photo : Radio-Canada

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Alberta

Politique provinciale