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Le théâtre pour se réapproprier le parc Lepage à Rimouski

Des dizaines d’élèves ont participé à la création d’un parcours déambulatoire qui sera présenté mardi au parc Lepage.

Radio-Canada

Le parc Lepage de Rimouski s’animera d’une façon toute particulière dans les prochains jours. Des dizaines d’élèves en musique et en art plastique ont participé à la création d’un parcours déambulatoire de théâtre communautaire avec l’aide de l’Unité théâtrale d’intervention locale qui y sera diffusé mardi.

Dans le cadre de ce parcours, les membres du public seront appelés à enquêter à la suite de la disparition — fictive — d’un jeune garçon, après quoi ils vont interagir avec les personnages pour tenter d'élucider le mystère.

Moi, c’est le théâtre qui m’intéressait, dit d’emblée Ariane Ghysbrecht, une élève de 4e secondaire qui participe au projet.

[L'organisatrice] nous a dit de nous inscrire au projet, alors je me suis dit ''pourquoi pas?'', mentionne de son côté Flavie Roy-Lévesque, élève de 3e secondaire. On pouvait vraiment créer le projet de A à Z. C’était vraiment nos idées, décrit-elle.

Ariane Ghysbrecht et Flavie Roy-Lévesque.

Ariane Ghysbrecht et Flavie Roy-Lévesque ont participé à la création du parcours déambulatoire au parc Lepage.

Photo : Radio-Canada

Au départ, les élèves se savaient pas à quoi s'attendre. Au départ, on savait que c’était quelque chose au parc Lepage et qu’il y avait du théâtre et de la musique, mais sans plus. On a créé autour de ça.

Les élèves veulent se réapproprier leur parc, puisque c’est là où elles allaient prendre leur pause du midi. Or, maintenant, c’est plus le parc des vapoteux, déplore Flavie. On veut changer ça un peu.

Des dizaines d'élèves mobilisés

C’est un projet vraiment gros qui mobilise plus de 80 élèves [de l’école secondaire] Paul-Hubert, explique Stéphanie Beaudoin, artiste accompagnatrice de l'Unité théâtrale d’intervention locale (UTIL).

On a plus de 70 musiciens et musiciennes qui sont en harmonie qui font des créations en musique, poursuit-elle. Au total, huit groupes vont jouer les airs qu’ils ont créés alors que d’autres vont jouer des rôles pour égayer les sens des randonneurs.

Mme Beaudoin soutient que ce sont ces filles-là qui ont fait 100 % de la création de l’histoire, qui se sont vraiment penchées sur qu’est-ce que le parc Lepage était pour les jeunes et pour la communauté.

Stéphanie Beaudoin répond aux questions d'une journaliste.

Stéphanie Beaudoin, artiste accompagnatrice avec l'Unité théâtrale d’intervention locale.

Photo : Radio-Canada

La réflexion derrière le projet est la suivante : ce lieu-là, certaines personnes l’aiment, on entend parfois parler de choses moins belles qui s’y passent. Comment on peut réfléchir là-dessus tout en le présentant de façon musicale, théâtrale, jouée et peut-être même symbolique, explique Stéphanie Beaudoin.

Pendant la journée du 5 novembre, le parcours sera ouvert pour certaines des classes de l’école secondaire Paul-Hubert. Le soir, on fait deux représentations publiques, une à 17 h 30 l’autre à 18 h 30. C’est ouvert à toutes et à tous, mais les places sont limitées, mentionne Mme Beaudoin.

Elle se garde d’ailleurs de dévoiler les détails du travail des élèves et préfère que la population vienne constater d’elle-même les efforts des jeunes. Ce qui l’a surpris, dit-elle, c’est la propension de ces filles-là à réfléchir sur plusieurs niveaux à la fois puis se lancer dans la possibilité théâtrale à fond à partir de réflexions profondes.

Avec les informations de Nadia Ross

Bas-Saint-Laurent

Théâtre