•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tempête automnale : « La pire crise depuis le verglas », estime Legault

Le mauvais temps a fait une deuxième victime. Il s'agit d'un homme de Trois-Rivières qui a été happé par un objet emporté par le vent.

Le reportage de Jacaudrey Charbonneau

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Radio-Canada

S'il a estimé que les importants vents avaient causé la « pire situation depuis la fameuse crise du verglas », le premier ministre du Québec, François Legault, a assuré que « les choses s'améliorent beaucoup plus rapidement qu'en 1998 ».

On prévoit chez Hydro-Québec que la grande majorité des résidences seront rebranchées d'ici dimanche soir, a annoncé samedi matin le premier ministre aux côtés du président directeur-général de la société d'État, Éric Martel.

Or, quatre régions devront possiblement prendre leur mal en patience plus longtemps que le reste de la province, a prévenu M. Legault : le Richelieu, Lanaudière, les Laurentides et la Beauce sont dans une situation beaucoup plus complexe et nécessiteront plus d'interventions de la part des équipes d'Hydro-Québec.

On va être sur le terrain jusqu'à ce que le dernier client soit reconnecté, a toutefois tenu à clarifier M. Martel, qui a annoncé que des employés d'Hydro Ottawa avaient été appelés en renfort en plus d'équipes du Nouveau-Brunswick et de Détroit.

Plus de 1000 employés d'Hydro-Québec, dont environ 800 monteurs de ligne, sont mobilisés et travailleront jour et nuit pour rétablir le courant.

Il y a un appareil logistique énorme sur le terrain.

Éric Martel, PDG d'Hydro-Québec

Il a également interpellé les citoyens qui suggéreraient de faire enterrer les fils électriques du réseau d'Hydro-Québec pour éviter des pannes en raison des intempéries.

Ça coûterait dix fois plus cher d'enterrer les fils, a lancé M. Legault. De son côté, M. Martel n'a pu chiffrer les coûts qu'engendrerait la tempête automnale, précisant toutefois que des sommes étaient réservées dans le budget pour les catastrophes naturelles.

Le premier ministre François Legault a tenu à offrir ses condoléances à la famille de l'homme qui est mort vendredi à la suite de la chute d'un arbre cassé par les vents, à Bromont. Il a succombé à ses blessures à l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, à Cowansville.

En fin de journée, samedi, la mort d'une deuxième personne a été confirmée à Radio-Canada, cette fois-ci dans la région de Trois-Rivières. Après avoir été happé à la tête par un abri emporté par le vent, un homme a été conduit en centre hospitalier, où son décès à été constaté.

Garder le moral, malgré la tempête

Plus du deux tiers des pannes réglées

La situation s'améliore quand même tranquillement, a déclaré plus tôt samedi la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault lors d'un point de presse.

Son collègue aux Ressources naturelles et à l'Énergie Jonatan Julien a confirmé pour sa part que tous les efforts étaient faits pour rétablir le courant dans les différentes municipalités de la province.

L'objectif était assez audacieux de réduire de moitié [le nombre de pannes], mais on est là, a-t-il expliqué.

À 6 h, dimanche, 173 423 clients étaient privés d’électricité. Les régions les plus touchées sont Chaudière-Appalaches (25 370), la Montérégie (27 533), les Laurentides (21 520), la Mauricie (21 978), l’Estrie (23 901), le Centre-du-Québec (26 830) et Lanaudière (6770).

Au Nouveau-Brunswick, 1391 clients étaient plongés dans le noir dans la nuit de samedi à dimanche.

Au plus fort de la tempête, à 16 h vendredi, 980 000 abonnés d’Hydro-Québec étaient privés d’électricité. Il s’agissait du plus important bassin de population touchée par une panne depuis la crise du verglas en 1998, lorsque 1,4 million d’abonnés avaient été en panne.

Le toit d'une station-service de Saint-Hyacinthe renversé par le vent.

Le toit d'une station-service de Saint-Hyacinthe a été littéralement renversé par le vent vendredi.

Photo : Radio-Canada

En plus des importantes précipitations survenues dans la nuit de jeudi à vendredi, des vents violents ont soufflé sur la province. On a enregistré des rafales à 105 km/h à Montréal, 107 km/h à Saint-Hyacinthe, 104 km/h à Trois-Rivières, 94 km/h à Sherbrooke et 91 km/h à Québec.

Contrairement à la crise du verglas de 1998, qui avait touché le réseau de transport d'Hydro-Québec, la tempête de vendredi a affecté le réseau de distribution, a expliqué Éric Fillion, président d’Hydro-Québec Distribution. C’est une bonne nouvelle pour nous, parce que le réseau de distribution, on peut le rétablir beaucoup plus rapidement que le réseau de transport, a-t-il expliqué.

La société d'État demande toutefois aux citoyens qui souhaitent aider les monteurs de lignes en déplaçant des arbres ou des poteaux électriques d'attendre l'arrivée des responsables. De nombreux problèmes liés aux efforts des résidents compliquent le travail de ses équipes, indique-t-elle.

Les causes des délais

D'ailleurs, Hydro-Québec explique, sur Twitter, pourquoi elle ne peut donner de délai de rétablissement pour chaque lieu lors d'une panne de cette ampleur.

La société d'État explique que lorsqu'une panne se déclare, elle ne peut en connaître la cause exacte qu'en se rendant sur le terrain. Cela peut être une branche, un arbre, un bris d'équipement, un poteau brisé, etc. Selon les distances à parcourir, cela peut prendre plus ou moins de temps.

Au fur et à mesure que les employés inspectent les lieux où les dégâts sont constatés, Hydro-Québec peaufine son évaluation de la situation. Cependant, à tout moment, les employés peuvent être appelés ailleurs pour une urgence, précise la société d'État.

Un stationnement inondé au centre-ville de Sherbrooke.

Le stationnement de la Maison du cinéma, au centre-ville de Sherbrooke, était presque totalement inondé vendredi matin.

Photo : Photo fournie

Les priorités d'Hydro-Québec :

  • Lieux présentant des dangers immédiats (fils au sol, flammèches, incidents, etc.);
  • Services publics essentiels comme les hôpitaux, les usines d'eau potable, les postes de polices et d'incendies, les centres de personnes âgées, etc.);
  • Le rétablissement priorise les réparations permettant de rebrancher un maximum de clients.
Avec les informations de La Presse canadienne

Conditions météorologiques

Environnement