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Des étudiants de Victoria expriment leurs souhaits les plus secrets sur un tableau noir

La jeune femme écrit à la craie sur un tableau.

Olivia Bing, étudiante en sociologie, rêve d'avoir un chien Shiba Inu.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Que rêvez-vous de faire avant de mourir? En l'espace de trois jours, plus d'une centaine d'étudiants de l'Université de Victoria ont répondu à cette question à l'occasion de Before I Die, un projet artistique mondial où les passants sont invités à inscrire à la craie ce qu'ils souhaitent accomplir dans la vie.

Le tableau noir, constitué de sept panneaux de bois de deux mètres de haut, est resté dans le bâtiment de l'association étudiante de l'Université de Victoria du 30 octobre au 1er novembre.

Olivia Bing, une étudiante en sociologie, y a par exemple écrit qu'elle rêve d'avoir un chien Shiba Inu. Pour moi, quand tu arrives à ce moment de ta vie, où tu peux posséder un animal, explique-t-elle, cela veut dire que tu es installée, que tu n'es plus une étudiante qui vit au jour le jour et mange de la soupe en conserve.

L'installation s'inscrit dans le projet Before I Die, lancé en 2009 à la Nouvelle-Orléans, aux États-Unis, par l'artiste Candy Chang. Celle-ci raconte qu'après le décès d'une proche, elle a écrit sur le mur d'une maison, en anglais : Avant de mourir…, donnant l'occasion aux habitants du quartier et des villages environnants de compléter la phrase.

Dix ans plus tard, il y aurait 5000 murs de ce genre dans le monde.

Un jeune homme écrit à la craie sur le tableau de bois.

Certains y inscrivent des messages humoristiques, d'autres adoptent un ton plus grave.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

À Victoria, le tableau Before I Die a été installé par des chercheurs en soins palliatifs. L'infirmière Erin Donald a collaboré au projet pour encourager les jeunes à parler des maladies chroniques et de la mort.

Il est important que la discussion ait lieu hors des hospices et des hôpitaux, dit-elle. Souvent, la mort est une chose à laquelle nous, en tant que communauté, ne voulons pas penser.

Un aspect génial de ce projet est qu'il lève de nombreux tabous.

Une citation de :Erin Donald, coorganisatrice du projet

Certains messages sont spirituels, tandis que d'autres sont plus pragmatiques. Certains sont ambitieux, d'autres appellent à une action concrète.

L'homme écrit à la craie sur un tableau.

David Walker, un chauffeur d'autobus, veut rester «totalement conscient» jusqu'à sa mort.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

David Walker a récemment perdu une amie atteinte d'une maladie incurable. Celle-ci a bénéficié de l'aide médicale à mourir. Elle était consciente d'où elle en était dans sa vie, raconte-t-il. Elle avait accepté la maladie et l'impossibilité de se soigner, alors elle a choisi ce qui était le mieux pour elle.

L'exposition de Victoria est terminée, mais certains des messages laissés sur le tableau noir seront diffusés sur le blogue ePAC, un site web consacré à la recherche en soins palliatifs à Victoria.

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