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Une facture plus salée pour les utilisateurs de l'usine de biométhanisation

L'usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup.

L'usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup (archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Patrick Bergeron

La Société d'économie mixte en énergie renouvelable qui gère l'usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup revoit sa tarification pour les MRC qui y envoient des matières putrescibles. Ces changements sont loin de faire l'unanimité chez les élus de la région.

Depuis l'ouverture de l'usine, les MRC de la Mitis, de la Matapédia, des Basques, du Kamouraska et de Rivière-du-Loup recevaient une facture calculée selon la tonne de matières envoyées pour la biométhanisation. À partir de l'an prochain, les coûts seront comptabilisés selon le nombre de résidences où se trouve un bac brun dans chacune des communautés.

Ce changement ne fait pas l'affaire des préfets qui voient leur facture augmenter. Pour la MRC des Basques, le préfet Bertin Denis avance que les municipalités sur son territoire devront encaisser une hausse de 360 %. Son organisation s'apprêtait à déposer un budget ou les quote-parts demandées aux villes demeuraient stables. Avec ces changements, les villes et villages des Basques devront payer la note.

Nous n'aurons pas le choix d'augmenter les quote-parts de près de 9 %, soit entre 20 $ et 25 $ par résidence.

Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques
Le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis.

Le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

De son côté, la MRC de Kamouraska verra sa facture passer de 68 138 $ à 296 156 $. Il s'agit d'une hausse de 334 %.

Le préfet de la Mitis, Bruno Paradis, et sa collègue de la Matapédia, Chantal Lavoie, sont du même avis que le préfet de la MRC des Basques. Les deux MRC à l'ouest du territoire bas-laurentien ne négocient pas directement avec les dirigeants de la Société d’économie mixte d’énergie renouvelable de la région de Rivière-du-Loup (SÉMER). C'est une Régie intermunicipale de gestion des déchets résiduels qui mène ce dossier.

De son côté, le président de la SÉMER et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, affirme que son organisation n'avait pas le choix de revoir sa tarification. Le nombre de tonnes de matières putrescibles qui se retrouvent à l'usine de biométhanisation est en dessous des prévisions, ce qui provoque un manque à gagner.

Le président de la SÉMER, Michel Lagacé

Le président de la SÉMER, Michel Lagacé

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Il faut relativiser cette hausse. On parle en moyenne de 14 $ par résidence pour maintenir ce service public.

Michel Lagacé, président de la SÉMER

Michel Lagacé croit que l'habitude de l'utilisation du bac brun n'est pas encore acquise pour l'ensemble des résidents du Bas-Saint-Laurent. C'est ce qui pourrait expliquer les résultats en deçà des attentes. Il rappelle que d'ici 2022, l'ensemble des municipalités du Québec ne pourront plus enfouir des matières putrescibles.

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