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Les jeunes ont « rehaussé le profil » des changements climatiques

Des jeunes qui tiennent des pancartes.

Une dizaine de jeunes ont souligné vendredi le premier anniversaire du mouvement Vendredi pour l'avenir de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Bienvenu Senga

L’émergence du mouvement Vendredi pour l’avenir (Fridays for Future) dans le Grand Sudbury a permis d’élargir considérablement le discours public entourant les changements climatiques, selon des intervenants locaux. Le mouvement amorcé par de jeunes élèves célèbre vendredi son premier anniversaire.

Pour Sophia Mathur, l’instigatrice du mouvement à Sudbury, le mouvement a beaucoup évolué depuis ses débuts. 

Alors qu’elle se heurtait à l’incompréhension de nombreux adultes lorsqu’elle a commencé ses grèves du vendredi, l’élève de 12 ans affirme qu’aujourd’hui plus de personnes sont intéressées et veulent aider les enfants dans leurs revendications d’actions concrètes pour lutter contre les changements climatiques. 

Les gens nous disaient : “Vous êtes juste des enfants, pourquoi faire la grève? Les données sur les changements climatiques dont vous parlez ne sont pas vraies.”

Sophia Mathur, instigatrice du mouvement Vendredi pour l’avenir
Deux jeunes filles qui parlent lors d'un événement public.

Sophia Mathur (à droite) a été la première jeune à faire la grève de l'école pour le climat en Amérique du Nord.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Pour illustrer les progrès accomplis par le jeune mouvement, Sophia Mathur souligne notamment la déclaration par le Grand Sudbury de l’état d’urgence climatique.

L’action a été soutenue par de nombreux jeunes et les conseillers municipaux ont même applaudi leur activisme avant d’adopter la mesure. 

Le professeur à l’École de l’environnement de l’Université Laurentienne Bill Crumplin croit pour sa part que le mouvement a rehaussé le profil des changements climatiques au niveau local.

Le message résonne davantage parce qu’il s’agit d’un problème auquel les jeunes devront faire face. Très franchement, j’ai presque 65 ans et si la catastrophe a lieu en 2050 comme on le prédit, je serai mort et parti alors que les jeunes seront toujours là.

Bill Crumplin, professeur à l’Université Laurentienne
Un homme avec une barbe et des lunettes.

Bill Crumplin estime que les jeunes ont joué un rôle crucial dans la promotion des enjeux environnementaux.

Photo : Parti vert de l’Ontario

Le candidat du Parti vert dans Sudbury aux plus récent scrutin fédéral dit qu’il ne s’attendait pas du tout, par exemple, à ce qu’il y ait de nombreuses questions concernant l’environnement lors du débat électoral qui avait été organisé par la Chambre de commerce du Grand Sudbury. 

J’ai déjà participé à ces débats et ils ont toujours été orientés vers les finances. C’était une surprise agréable cette année, affirme M. Crumplin. 

La directrice générale de l’organisation environnementaliste, reThink Green, Rebecca Danard, estime aussi que le mouvement des jeunes est vraiment important

On s’aperçoit que les politiciens et les gens qui ont beaucoup de pouvoir commencent à vraiment prendre connaissance de ce mouvement-là.

Rebecca Danard, directrice générale de reThink Green

Pour Mme Danard, l’éveil civique des jeunes aura également contribué à un réajustement des activités de son organisation qui cherche maintenant à créer des programmes ciblant les jeunes.

Avant, c’était rare qu’on essaie de s’adresser aux jeunes de cet âge-la. On veut travailler dans les écoles, je pense qu’il y a beaucoup de possibilités de travailler avec les jeunes pour assurer un avenir plus durable et axé sur l’environnement, conclut-elle.

Une femme en chandail vert.

Rebecca Danard est directrice générale de l’organisme environnemental reThink Green.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Les membres sudburois du mouvement recevront vendredi après-midi un insigne du prix ambassadeur de conscience, une récompense remise par Amnistie internationale à l’instigatrice du mouvement mondial Greta Thunberg.

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Changements climatiques