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L'arrivée d'Apple TV+ bouscule l'univers des plateformes de diffusion numérique

Les deux femmes sourient pour les photographes, le 28 octobre 2019.

Jennifer Aniston et Reese Witherspoon sont les vedettes de la série The Morning Show, d'Apple TV+.

Photo : Getty Images / Theo Wargo

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après s'être intéressée à la musique, aux jeux vidéo, aux modes de paiement et aux informations, la multinationale Apple lance sa plateforme numérique de séries et de films pour créer un écosystème complet de contenus et de services.

Apple TV+ voit le jour vendredi dans une centaine de pays et offre des programmes originaux à un prix plus bas que Netflix. Le coût de l'abonnement est de 5,99 $ par mois au Canada.

Apple ne peut pas rivaliser avec les catalogues des compagnies pionnières du marché (Netflix, Hulu) ni avec celui des futurs nouveaux entrants (Disney, HBO). Elle fait donc valoir d'autres arguments, comme le prix.

Un abonnement d'un an sera en outre offert en prime de tout achat d’un nouvel appareil de la marque (iPhone, iPad, Mac ou Apple TV).

Apple se diversifie

Apple TV+ se positionne ainsi comme un service en boni, de la même façon que Prime vidéo, offert par le leader du commerce en ligne, Amazon, et dont l’abonnement coûte 7,99 dollars par mois.

Pour le géant américain des technologies, il s'agit avant tout de se diversifier et de rompre sa dépendance à l'iPhone, en perte de vitesse par rapport à ses concurrents.

Le logo d'Apple Arcade et des images de plusieurs des jeux offerts sur la plateforme.

Les jeux d'Apple Arcade fonctionnent aussi bien sur un écran de poche que sur un grand écran dans le salon.

Photo : Capture d'écran - Apple.ca

Avec Apple Music, Apple Arcade, Apple News+, Apple Card et Apple Pay, le groupe propose une offre combinée qui devrait encourager ses adeptes à rester dans son univers aussi bien pour les appareils que pour les services de la vie quotidienne.

Toutefois, cela ne veut pas dire que l'entreprise se lance dans la bataille du numérique en ligne. Apple a la possibilité de faire venir 100 millions de consommateurs sur son service numérique dans les trois à quatre prochaines années, estime l'analyste Dan Ives, dans une note aux investisseurs.

Son cabinet, Wedbush, considère que la marque dispose d'une base de 1,4 milliard de personnes utilisant des appareils équipés d'iOS (le système d'exploitation d'Apple).

Des vedettes comme attraction

En plus du prix réduit, la nouvelle plateforme compte sur ses programmes originaux et une brochette de vedettes pour attirer sa clientèle.

Reese Witherspoon et Jennifer Aniston se donnent la réplique dans The Morning Show, Oprah Winfrey anime une nouvelle émission, et Jason Momoa joue dans See, une série sur l'histoire d'une tribu dont les enfants disposent du don de la vue quand tout le reste de l'humanité est devenu aveugle.

Oprah Winfrey prend la parole au théâtre Steve Jobs lors d’un lancement de produits Apple, en mars 2019.

Apple TV proposera des contenus exclusifs, dont le club de lecture d'Oprah Winfrey.

Photo : The Associated Press / Tony Avelar

Pour les enfants, Apple a notamment prévu Helpsters, une série conçue par les créateurs de Sesame Street, ainsi que de nouveaux épisodes de Snoopy.

Lors de la présentation du nouveau service, Tim Cook, le patron du groupe, a promis d'ajouter de nouvelles productions originales à la plateforme tous les mois. Il est notamment question de deux séries originales par Steven Spielberg, une série produite par le basketteur de la NBA Kevin Durant, et des films d'auteur.

Tim Cook présente une image du film «See».

Le film See, mettant en vedette Jason Momoa, sera diffusé exclusivement sur Apple TV +.

Photo : Reuters / Stephen Lam

La plateforme possède une liste convaincante de nouveaux programmes. Nous estimons que l'entreprise va consacrer 6 milliards de dollars par an pour des séries et des films originaux afin de renforcer ses ambitions dans le domaine du numérique en ligne, précise Dan Ives. Pour Netflix, c'est 15 milliards de dollars.

Qui va survivre?

Apple ouvre le bal de la deuxième saison de la guerre du numérique en ligne. Jusqu’à présent, Netflix, Hulu et Amazon Prime Video pouvaient se concentrer tranquillement sur leurs stratégies pour séduire la clientèle des télévisions payantes.

Cependant, quatre concurrents de taille entreront dans l’arène dans les mois à venir : Disney+, le 12 novembre (en Amérique du Nord pour commencer), et Peacock (NBCUniversal) et HBO Max (WarnerMedia), au printemps 2020.

Au bout d’un moment, les plateformes vont devoir augmenter leurs prix ou réduire leurs dépenses dans les contenus, à moins d’avoir d’autres activités, comme Amazon ou Apple, remarque Brahm Eiley, président du Convergence Research Group.

Apple s’est constitué un trésor de guerre de 200 milliards de dollars dans lequel il peut puiser au besoin. Vous avez la télévision traditionnelle, qui est encore massive, ainsi que 50 services de diffusion numérique en ligne, rien qu’aux États-Unis, ajoute Brahm Eiley. Donc tout le monde ne va pas réussir. Des rapprochements et des échecs sont inévitables.

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