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Des citoyens se mobilisent contre un projet de parc éolien à Anse-Bleue

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des citoyens assis sur des chaises observent une présentation sur un écran au bout d'une salle.

Une assemblée publique a eu lieu à Anse-Bleue le 31 octobre 2019 à propos du projet de parc éolien.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des citoyens de la Péninsule acadienne continuent de s’organiser en réaction à un projet de parc éolien à Anse-Bleue, au Nouveau-Brunswick, qui à leur avis prend forme sans que la population soit consultée. Une assemblée publique avait d’ailleurs lieu à ce sujet jeudi soir.

L'entreprise Naveco Power, du Nouveau-Brunswick, veut établir un parc d'éoliennes dans le cadre d'un projet baptisé « Chaleur Ventus ». Sur son site internet, l'entreprise dit détenir une entente de vente d'électricité pour 30 ans à la société de la Couronne Énergie NB, par l'entremise du programme de cette dernière pour la production locale d’énergie renouvelable à petite échelle.

Selon le groupe nommé Imaginons la Péninsule acadienne autrement, un parc éolien n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais le projet ne doit pas être réalisé à n’importe quelle condition. Nancy Juneau et Christine Lemay ont l’impression que la communauté est placée devant un fait accompli.

Deux femmes devant un micro de Radio-Canada tendu par un journaliste.

Christine Lemay (gauche) et Nancy Juneau (droite).

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

On entend dire que le projet est bien accepté par la population. Ça, c'est ce que la compagnie semble vouloir dire, déclare Mme Lemay. 

Je ne pense pas que ce soit ça parce que les gens viennent d'apprendre que le projet va aller de l'avant, que les ententes sont déjà signées… Ça a été un peu vite, ou ça a été fait de manière un peu cachée, croit-elle.

C'est sûr que la population n'est pas contente et se soulève parce qu'ils sentent qu'on est en train d'exploiter leur territoire sans même qu'ils aient un mot à dire sur quoi que ce soit, dit de son côté Nancy Juneau. 

Il faut qu'il y ait des retombées pour la population, car ce sera elle qui va vivre avec ces éoliennes, renchérit Mme Lemay.

Quels recours pour les résidents?

Deux hommes assis à une table. L'un d'entre eux parle dans un micro.

Martin Dionne et Patrick Thériault à l'assemblée publique le 31 octobre 2019 à Anse-Bleue.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le problème pour les citoyens qui s’inquiètent de ce projet, c’est que les moyens d’action apparaissent à première vue limités puisque le projet est prévu dans un district de service local (DSL).

Mme Juneau s’inquiète de la possibilité de voir des promoteurs négocier à la pièce avec des propriétaires de terrains et que la population ne puisse s’opposer ensuite à l’usage de ces terrains.

Christine Lemay et Nancy Juneau veulent que la commission des services régionaux ou le ministère provincial de l'Environnement intervienne dans le projet d'Anse-Bleue.

La situation qui se dessine à Anse-Bleue concerne, à leur avis, les citoyens de tous les DSL de la province qui pourraient se retrouver dans des circonstances semblables.

À Anse-Bleue, où des membres de la communauté se sont réunis pour débattre de la question jeudi soir, un regroupement citoyen, l’Association pour les énergies renouvelables responsables, a été créé.

D’après le reportage d’Alix Villeneuve

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