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  • Archives
  • Il y a 40 ans, le criminel Jacques Mesrine était abattu par la police

    Photographies de prisonnier de Jacques Mesrine, gros plan du visage.

    Jacques Mesrine surnommé « l'ennemi public numéro un » a eu une carrière criminelle en France et au Québec dans les années 1970.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 2 novembre 1979, Jacques Mesrine, surnommé « l'ennemi public numéro un », est abattu à Paris par une escouade policière. Retour en archives sur la carrière criminelle du malfaiteur le plus redouté des années 1970, tant en France qu'au Québec.

    Comme il l’avait prédit, Jacques Mesrine n’est pas tombé vivant aux bras de la police. Ce sera eux ou moi, disait-il.

    Madeleine Poulin, journaliste

    L’ennemi public numéro un abattu en public en plein jour

    C’est à la porte de Clignancourt, dans le 18e arrondissement de Paris, que les gendarmes français criblent Jacques Mesrine de 19 balles.

    Depuis 18 mois, le criminel notoire était recherché activement par les policiers français. Jacques Mesrine s’était évadé de la prison de la Santé de Paris où il purgeait une peine de 20 ans pour vols, prises d’otages et tentatives de meurtre.

    Le jour de son décès, au Téléjournal, la journaliste Madeleine Poulin explique comment le truand s'est fait prendre dans une embuscade, en public et en plein jour.

    Alexandre Dumas trace ensuite un bilan des activités criminelles de Jacques Mesrine, au Québec.

    Ce soir, 2 novembre 1979

    Les images sont troublantes. Jacques Mesrine, 42 ans, le criminel le plus recherché de France, gît dans son sang au volant de sa BMW. Des policiers entourent la voiture et le sortent du véhicule dont le pare-brise est troué de balles. Une meute de curieux et de journalistes se bousculent pour voir partir le cadavre sur une civière.

    Dans ses nombreuses communications à la presse, Mesrine avait tenté d’expliquer sa vocation criminelle qu’il voyait comme une forme de contestation sociale.

    Madeleine Poulin

    La carrière criminelle québécoise d’un maître de l’évasion

    En février 1968, après avoir commis plusieurs braquages armés, Jacques Mesrine et sa maîtresse Jeanne Schneider fuient vers le Québec.

    Le couple travaille pour Georges Deslauriers, un industriel millionnaire handicapé. Ils le kidnappent pour obtenir une rançon de 200 000 $. Georges Deslauriers réussit à s’échapper.

    Les ravisseurs se réfugient au Motel des Trois Sœurs de Percé. Ils traversent ensuite la frontière pour se rendre aux États-Unis, où ils sont capturés par les forces de l’ordre. Les fugitifs sont rapatriés en sol canadien.

    Mesrine sera accusé non seulement d’enlèvement, mais également de meurtre. La propriétaire du Motel des Trois Sœurs, Évelyne Le Bouthillier, est retrouvée sans vie dans sa résidence. Mesrine niera en être le meurtrier et sera finalement acquitté.

    Il sera toutefois reconnu coupable de l’enlèvement de Georges Deslauriers et écopera de 10 ans de prison.

    Il purgera sa peine au pénitencier Saint-Vincent de Paul, une prison à sécurité maximale d’où il s’évadera le 21 août 1972. Il commet ensuite plusieurs vols à main armée.

    Le procès d’un charmeur

    Le 18 novembre 2008, Le National présente un reportage de la journaliste Nicole Germain sur le procès pour meurtre de Jacques Mesrine. « L’un des plus mémorables procès de l’histoire judiciaire au Québec. »

    Comme il est difficile de former un jury impartial à Percé, le procès se déroule dans la municipalité de Montmagny.

    Le National, 18 novembre 2008

    La journaliste revient dans le palais de justice de Montmagny en compagnie de l’avocat Yvon Mercier. En janvier 1971, maître Mercier agissait comme adjoint à l’avocat Raymond Daoust qui représentait Jacques Mesrine lors du procès pour le meurtre de l’aubergiste gaspésienne Évelyne Le Bouthiller.

    Il avait passé une nuit en cellule avec le célèbre gangster pour préparer sa défense. L’avocat raconte que Mesrine était un homme très charmeur.

    Il avait un petit côté narcissique, parce que les femmes le trouvaient beau. Il avait belle allure, s’exprimait bien. Dans la salle d’audience, pendant le procès, il souriait aux dames.

    Yvon Mercier, avocat de Jacques Mesrine en 1971

    Après son acquittement et suite à plusieurs autres délits, dont celui d’avoir causé la mort de deux gardes-chasse québécois lors d’un exercice de tir en forêt, Jacques Mesrine quitte le Québec. Il se rend aux États-Unis et ensuite au Venezuela avant de retourner en France.

    Évasions et coups d’éclat se succèdent à un rythme fou en Europe de mars 1973 jusqu’à sa mort.

    Alexandre Dumas, journaliste

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    Justice et faits divers