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Projet d'usine de béton bitumineux à Rimouski : le maire Parent se fait rassurant

Marc Parent, maire de Rimouski.

Marc Parent (archives)

Photo : Radio-Canada

Dereck Doherty

Le projet de construction d'une usine mobile de béton bitumineux dans une carrière du chemin de Lausanne fait toujours jaser, si bien que le maire de Rimouski, Marc Parent, a tenu à rassurer les citoyens, jeudi.

Le maire a expliqué en entrevue à l'émission Info Réveil que le besoin d'implanter une usine temporaire de béton bitumineux arrive alors que le ministère des Transports du Québec (MTQ) prévoit entamer des travaux majeurs sur l’autoroute 20 l’an prochain.

La situation actuelle fait en sorte que les camions doivent traverser le boulevard Saint-Germain et circuler sur une dizaine de kilomètres dans des quartiers densément peuplés pour pouvoir accéder à l’autoroute 20.

Un camion lourd circule dans un chemin résidentiel.

Pour ceux qui vivent dans le secteur de la carrière, les activités industrielles et le va-et-vient des camions sont dérangeants.

Photo : Radio-Canada

Ce que l’entrepreneur préconise, c’est que plutôt que de faire circuler les camions sur une distance aller-retour de 10 kilomètres pour accéder à la bretelle de l’autoroute 20, il convertirait le matériel sur place, a expliqué le premier magistrat.

Le maire Parent a indiqué que l’usine sera mise sur pied pour exécuter les travaux et que, une fois les travaux d'asphaltage terminés, l’usine déménage[ra].

La semaine dernière, le conseil municipal a adopté une résolution recommandant à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) d’accepter la demande de l’entrepreneur. Cette autorisation doit être donnée par la CPTAQ pour que le projet aille de l’avant, a précisé le maire.

Or, la présence humaine n’est pas un critère qui entre dans les considérations de l’organisme étatique, a expliqué le maire Parent, ajoutant que les villes ont les mains liées par rapport à ça.

Des pouvoirs limités

Le maire Parent a d'ailleurs indiqué que les pouvoirs des villes sont limités. La réalité, pour ce qui tombe à l’intérieur des pouvoirs d’une municipalité, c’est uniquement la réglementation sur les nuisances, a-t-il dit. Il est clair que cette réglementation-là, qui entre autres choses couvre le bruit, s’appliquera dans ce cas-là.

Si les quelques citoyens qui demeurent dans ce secteur-là sont d’avis que le va-et-vient constant des camions – surtout si les opérations sont faites la nuit – constitue une nuisance, ils n’ont qu’à appeler la Sûreté du Québec.

Marc Parent, maire de Rimouski

Le maire a soutenu que des constats d’infraction seront donnés si les agents de la SQ jugent qu’il s’agit effectivement d’une nuisance. Et là, ça devient extrêmement important parce qu’à partir du moment où un, deux ou trois constats d’infraction sont [données], ça devra rapidement, mais très rapidement, aller en cour municipale, après quoi un juge pourrait statuer.

Groupe de personnes.

Ces résidents craignent la venue d'une usine près de chez eux.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le maire a affirmé que la Ville allait s’asseoir avec l’entrepreneur dans les prochaines semaines afin de voir s’il y a des options qui feraient en sorte qu’il y a le moins d’impact possible sur la population.

Il est certain qu’on est en mode solution. On va trouver des alternatives pour faire en sorte que l’impact est le moins important possible.

Marc Parent, maire de Rimouski

Le maire de Rimouski a expliqué la semaine dernière que l'emplacement de l'usine respectait la réglementation d'urbanisme puisqu'elle était située à plus de 150 mètres de la résidence la plus proche et que l'usine pourrait fonctionner 24 heures sur 24.

Selon le registre en ligne du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, la compagnie a soumis une demande d'autorisation pour l'usine de béton en mars dernier, mais n'a pas encore obtenu le feu vert du Ministère.

Selon la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, lorsqu’une entreprise veut obtenir une autorisation pour une utilisation à des fins autres que l’agriculture, le demandeur doit entre autres prouver qu’il n’y a pas, ailleurs dans le territoire de la municipalité locale et hors de la zone agricole, un espace approprié disponible aux fins visées par la demande.

La compagnie Sintra, qui est derrière ce projet, n'a pas répondu à nos demandes d'entrevue.

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