•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

SNC-Lavalin dit ne pas s'attendre à un accord de réparation avec le gouvernement

L'édifice de SNC-Lavalin à Montréal.

L'édifice de la firme d'ingénierie québécoise SNC-Lavalin, à Montréal

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada

Lors du dévoilement de ses résultats trimestriels, lundi, SNC-Lavalin a affirmé qu’elle ne s’attend pas à pouvoir conclure une entente à l'amiable afin de se libérer des accusations criminelles de fraude et de corruption qui pèsent sur elle.

« Nous continuons à nous préparer afin de nous défendre devant les tribunaux », a expliqué le président et chef de la direction de la firme d'ingénierie et de construction, Ian Edwards, qui a été confirmé jeudi dans ses fonctions à titre permanent. Ian Edwards était aux commandes de SNC-Lavalin depuis juin dernier à titre intérimaire.

« S'il y avait une façon de régler ce dossier d'une autre manière, nous serions ouverts, a répondu M. Edwards à ce sujet. Mais on ne s'y attend pas », a-t-il poursuivi, et ce, même si le ministre de la Justice qui était en poste depuis avril dans le dernier cabinet Trudeau, David Lametti, n'a jamais clairement écarté la possibilité qu'un accord de réparation puisse encore intervenir entre Ottawa et la multinationale.

Généralement, ces ententes prévoient l'abandon des accusations à l'endroit de la société fautive en échange du paiement d'une importante amende et de nombreuses conditions à respecter.

SNC-Lavalin doit revenir devant le tribunal le 18 décembre, à cause de gestes frauduleux qui auraient été posés en Libye entre 2001 et 2011. Un verdict de culpabilité pourrait empêcher la société de soumissionner à des contrats fédéraux pour une période de 10 ans.

Des profits qui se comptent en millions de dollars

La firme d'ingénierie et de construction a annoncé jeudi un profit net de 2,76 milliards de dollars, ou 15,70 $ par action, au troisième trimestre, terminé le 30 septembre. À la même période l'an dernier, son bénéfice avait été de 120,7 millions.

Cette forte croissance s'explique essentiellement par la somme récoltée par SNC-Lavalin à la suite de la vente d'une partie de sa participation dans l'autoroute à péage 407 en Ontario, qui a contribué au bénéfice trimestriel à hauteur de 2,6 milliards.

Cet argent a été utilisé par la firme d’ingénierie montréalaise afin de diminuer sa dette « de façon considérable ». Comparativement à juin 2019, la dette a ainsi été réduite de 2,4 milliards de dollars.

En excluant les éléments non récurrents, comme la transaction pour l'autoroute 407, le bénéfice ajusté de SNC-Lavalin a été de 218 millions de dollars par rapport à 168,4 millions, au troisième trimestre l'an dernier.

Ian Edwards avait pris la relève de Neil Bruce, parti à la retraite, et avait reçu le mandat de mettre en place une stratégie visant à diminuer les risques.

Au cours des derniers mois, M. Edwards a agi rapidement et de façon décisive pour élaborer une approche prospective et une nouvelle orientation stratégique pour la société, a souligné le président du conseil d'administration de la firme, Kevin Lynch, par voie de communiqué.

Ian Edwards.

Le président et chef de la direction de SNC-Lavalin, Ian Edwards

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

SNC-Lavalin a notamment cessé de soumissionner à des contrats à prix fixe, où les dépassements de coûts sont absorbés par l'entrepreneur, afin de se tourner davantage vers les services d'ingénierie, où les risques sont moins élevés.

L'entreprise établie à Montréal a également signalé qu'elle comptait réaliser des économies de 100 millions d'ici la fin de l'année et qu'elle devrait respecter son objectif visant à économiser 250 millions en 2020.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Finance et assurances

Économie