•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bombardier obtient 500 M$ US en vendant des usines

L'usine de Bombardier, derrière un panneau signalant une interdiction de passage.

Une usine de Bombardier, à Dorval.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Bombardier a confirmé jeudi la vente de ses usines d’avions de Belfast, en Irlande du Nord, et de Casablanca, au Maroc, à la firme américaine Spirit Aerosystems. La société québécoise a aussi présenté des résultats pour le troisième trimestre qui s'avèrent inférieurs à ceux de l’an dernier.

La vente des deux usines, annoncée en mai dans le cadre d’une restructuration de ses activités aéronautiques, permettra à Bombardier d’engranger 500 millions de dollars américains en espèces.

Spirit Aerosystems, qui met aussi la main sur des installations de maintenance, de réparation et de remise à neuf de composants, situées à Dallas, aux États-Unis, assumera en outre des passifs de l’ordre de 700 millions.

La firme américaine continuera toutefois de fournir des composants structuraux d’avions et des pièces de rechange pour les avions Learjet, Challenger et Global de Bombardier Aviation.

La vente, qui demeure sujette aux approbations réglementaires, doit être finalisée au cours du premier semestre de 2020.

L'avionneur québécois précise dans un communiqué que cette transaction allège son empreinte liée aux aérostructures pour se concentrer sur ses capacités stratégiques situées à Montréal et au Mexique, et sur ses activités liées à l’aile d’avion Global 7500 situées au Texas.

Cette transaction est une autre étape stratégique dans la redéfinition de notre portefeuille pour axer nos efforts sur nos solides secteurs d’avions d’affaires et de transport sur rail.

Alain Bellemare, président et chef de la direction, Bombardier Inc.

L'usine de Belfast, qui fabrique notamment des ailes pour les avions A220 (anciennement C Series), fournit du travail à 3600 personnes. Celle de Casablanca compte environ 300 employés.

Des résultats financiers à l'encre rouge

Le constructeur a par ailleurs déclaré une perte de 91 millions, ou 6 ¢ par action, pour le troisième trimestre de son exercice financier, terminé le 30 septembre. Au cours de la même période l’an dernier, Bombardier inc. avait plutôt enregistré un profit de 149 millions, ou 4 ¢ par action.

Ses recettes se sont établies à 3,7 milliards, en hausse de 2 %, ou de 8 % si l'on tient seulement compte des activités poursuivies de la société.

Abstraction faite des éléments non récurrents, la perte ajustée de la multinationale québécoise s'est chiffrée à 55 millions $, ou 4 ¢ par action, comparativement à un bénéfice ajusté de 167 millions, au troisième trimestre l'an dernier.

Les analystes sondés par la firme de données financières Refinitiv tablaient sur des revenus de 4 milliards ainsi qu'une perte ajustée par action de 2 ¢.

Bombardier a également utilisé 682 millions en liquidités au cours du trimestre en raison d'une augmentation de la cadence de production de son avion d'affaires Global 7500 et du report de certaines livraisons de matériel roulant au quatrième trimestre.

C'est presque deux fois plus que ce à quoi les analystes s'attendaient.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Transports

Économie