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Énergie NB : la technologie de Joi Scientific ne marche pas comme prévu

Énergie NB a investi 13 millions de dollars dans le projet.

L'enseigne de l'entreprise en Floride

Joi Scientific, une entreprise partenaire d'Énergie NB, a découvert qu'elle calculait mal sa production d'électricité à partir d'hydrogène.

Photo : CBC/Karissa Donkin

Radio-Canada

L’entreprise américaine Joi Scientific, qui a reçu des millions de dollars de la société Énergie NB, a informé ses actionnaires que sa technologie ne fonctionne pas comme elle l’avait décrite.

Joi Scientific soutient avoir un moyen de générer efficacement de l’électricité à partir d’hydrogène. Une telle percée pourrait changer le monde.

Énergie NB, avec l’appui de la Société de développement régional, a investi 13 millions de dollars pour se servir un jour de cette technologie secrète. La société de la Couronne a même ouvert un laboratoire en Floride pour travailler avec les ingénieurs de Joi Scientific.

Toutefois, le PDG de Joi Scientific, Traver Kennedy, avait une mauvaise nouvelle à annoncer aux actionnaires, l’été dernier. CBC a obtenu cette communication dans laquelle il explique que l’entreprise a mal calculé le rendement énergétique. Sa technologie est en fait peu efficace.

Un ancien employé de Joi Scientific, identifié par le pseudonyme d’Alex, affirme qu’il est impossible de produire de l’électricité comme le prétend l’entreprise. Il dit qu'elle n’a même pas pu faire une démonstration. La production, selon lui, n’a jamais atteint ce que l’entreprise promettait.

Personne à Joi Scientific n’a voulu accorder d’entrevue à ce sujet. Dans une déclaration écrite, l’entreprise dit qu’elle travaille toujours sur sa technologie et avec Énergie NB. La société de la Couronne ne fait pas de commentaire non plus pour le moment, indique un de ses porte-parole.

Énergie NB aurait mieux fait de consulter des scientifiques avant de s’associer au projet, selon un professeur de l’Université de Moncton.

Ce que je trouve dommage, c’est que cet échec aurait pu être évité en demandant l’avis de quelques scientifiques avant d’investir dans cette compagnie. Les déclarations étaient extraordinaires alors que les brevets n’avaient pas la teneur d’un travail fait d’une manière rigoureuse, affirme Alain Haché, professeur au département de physique et d’astronomie de l’Université de Moncton.

Avec les renseignements de Karissa Donkin, de CBC, et de Michèle Brideau, de Radio-Canada

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