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L’Irak s’enfonce dans la crise

Des manifestants portant des drapeaux.

Des manifestants à Bagdad

Photo : Reuters / Thaier Al-Sudani

Radio-Canada

Un dernier bilan des troubles en Irak fait état de 100 morts cette semaine, qui s’ajoutent aux 157 personnes tuées entre le 1er et le 6 octobre.

Un militaire irakien a été tué mercredi soir dans l'explosion d'une roquette tombée près de l'ambassade des États-Unis dans la zone verte de Bagdad, qui abrite les principales institutions irakiennes et les ambassades.

Trois autres militaires ont été blessés par le tir d’une autre roquette qui n’a pas explosé.

Ces tirs de roquettes n’ont pas été revendiqués.

Un mouvement en deux temps

Des manifestations se poursuivent dans la capitale et plusieurs autres villes.

Les manifestants qui ont occupé les rues à partir du 1er octobre réclamaient une amélioration des conditions de vie tout en dénonçant la corruption endémique.

Du 1er au 6 octobre, de nombreux manifestants et policiers ont été abattus par des tireurs embusqués que le gouvernement n’a ni identifiés ni arrêtés.

Une trêve des manifestations a été observée à partir du 19 octobre, durant Al Arbaeen, le plus important rassemblement chiite, qui se tient à Kerbala et commémore la mort tragique de l’imam Hussein, petit-fils du prophète.

La deuxième phase du mouvement de contestation a commencé jeudi dernier et elle est moins violente. Les manifestations sont renforcées par les grèves qui ont paralysé les universités, les écoles et les administrations.

Cependant, de violents affrontements se sont déroulés aux alentours des locaux de partis politiques et de milices.

Le premier ministre poussé à partir

Le sort du premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, semble résider entre les mains du Parlement qui l’a convoqué pour une séance jeudi. M. Abdel Mahdi n’a pas encore répondu à cette convocation.

Il espère que les deux plus importants groupes de la coalition gouvernementale s’entendront pour former un nouveau gouvernement afin d’éviter des élections anticipées.

Le dignitaire chiite Moqtada al Sadr, chef de file du premier groupe au Parlement, et son rival Hadi al Amiri, à la tête des milices chiites qui ont joué un rôle important dans la lutte conte le groupe État islamique, sont en pourparlers.

Crise profonde

La crise politique qui secoue l’Irak depuis le 1er octobre risque de durer, les revendications dépassant l’amélioration des conditions de vie. Les manifestants réclament un changement radical du système et le départ de toute la classe politique, arrivée au pouvoir après l’invasion américaine en 2003 et inchangée depuis.

Les contestataires veulent changer un système complexe de répartition des postes par confession ou par ethnie, rongé par le clientélisme. Un système duquel les jeunes, majoritaires dans la population, sont écartés.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Al Jazeera

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