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  • Archives
  • Être présentée au Bal des petits souliers

    Une jeune fille fait son entrée dans la salle de bal de l'Hôtel Windsor de Montréal.

    Le traditionnel Bal des petits souliers était organisé par la Ligue de la jeunesse féminine de Montréal.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Connaissez-vous le Bal des petits souliers? Nos archives témoignent de cet événement qui se tenait chaque automne à Montréal et qui permettait aux jeunes filles de la bourgeoisie de faire leur entrée dans le monde.

    Présenté pour la première fois en 1926, cet événement à la fois mondain et caritatif est une initiative de la Ligue de la jeunesse féminine de Montréal, un organisme fondé par Thérèse Casgrain.

    Le Bal des petits souliers a comme objectif de recueillir des fonds pour l’achat de chaussures qui seront distribuées aux enfants pauvres de la ville.

    Les jeunes filles qui participent à cette soirée annuelle s’engagent également à faire un certain nombre d’heures de bénévolat pour l’œuvre de charité.

    L’émission 20 ans express du 7 décembre 1963 suit une cohorte de débutantes à la veille du Bal des petits souliers qui se déroule à l'hôtel Windsor de Montréal.

    Les motifs qui les poussent à participer à cet événement diffèrent grandement d’une jeune fille à l’autre.

    Pour certaines, c’est l’attrait du bal, de la robe longue et le plaisir de rencontrer des gens. Pour d’autres, c’est le souhait de s’impliquer socialement, de faire du bénévolat.

    Ce n'est pas seulement pour sortir et se présenter dans le monde, c'est une œuvre excellente pour aider les pauvres.

    Une débutante

    Quelques participantes citent aussi la pression parentale. « Ma mère tient vraiment à ce que je sois présentée », confie l’une d’elles, qui craint d’être étiquetée comme « une snob de Montréal ».

    Événement hautement protocolaire, le Bal des petits souliers demande beaucoup de préparation.

    Les débutantes sont présentées à l’invité d’honneur, le lieutenant-gouverneur du Canada, Paul Comtois. Elles doivent pour ce faire travailler leur approche dans la salle de bal et leur révérence.

    Une rangée de jeunes filles gantées et habillées de robes longues écoutent des consignes.

    Les débutantes se préparent à faire leur entrée au Bal des petits souliers de 1963.

    Photo : Radio-Canada

    Le soir de l’événement, les participantes vêtues et gantées de blanc se disent toutes ravies de leur expérience.

    En 1963, le Bal des petits souliers marque encore pour ces jeunes filles habituellement âgées de 17 ans l’ouverture vers une vie nouvelle et l’entrée dans la haute société.

    Ça montre que je suis assez vieille pour sortir dans le monde, prendre soin de mes affaires et m'accorder avec d'autres gens.

    Une débutante

    Pour les jeunes hommes qui les accompagnent, l’événement n’a pas la même valeur symbolique.

    « Je me sens un peu comme un pion », confie l’un deux sur son rôle d’escorte ou plutôt de « gars qui va soutenir le bras de la jeune fille ».

    Être choisi comme escorte représente tout de même un grand honneur, souligne un autre.

    Car comme l’énonce une participante, son accompagnateur devra être « un jeune homme éduqué, avec une certaine ambition et la même idée que moi du point de vue société ».

    Ginette Noël fait la révérence tout en tenant la main de son père.

    Paolo Noël présente sa fille Ginette au Bal des petits souliers de 1969.

    Photo : Radio-Canada

    De moins en moins prisée au cours des années 60, la tradition montréalaise du Bal des petits souliers disparaît au début des années 70.

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