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Condamné en 2005 pour avoir agressé sa fille de 4 ans, Luc X de retour en prison

Prison de New Carlisle, fils barbelés

En novembre 2005, Luc X a été condamné à 15 ans de prison, la peine la plus sévère à laquelle il était exposé.

Photo : Radio-Canada

Un pédophile condamné en 2005 à 15 ans de prison pour avoir agressé sa fille de 4 ans et pour avoir pris des photos de ses gestes ignobles avant de les distribuer sur Internet est de retour en prison après avoir obtenu sa libération d'office en décembre 2015.

L'histoire de Luc X avait scandalisé la population lorsque les faits ont été révélés au procès de ce résident de Montréal, qui avait 31 ans à l'époque. Pour protéger l'identité de la victime, les médias ont choisi de n'identifier l'accusé que par son prénom.

Luc X traitait l'enfant comme un objet sexuel, avait retenu la juge Dominique Wilhelmy, qui entendait l'affaire.

Le père de quatre enfants permettait à son complice, Pierre Landreville, qui couvrait l'enfant de cadeaux, d'abuser d'elle.

Pendant son procès, Luc X était en liberté. Jusqu'au jour où il a été à nouveau arrêté et accusé d'avoir commis des attouchements sexuels sur une voisine âgée de 5 ans.

Dès lors, la juge a ordonné son incarcération.

En novembre 2005, la juge a rendu la peine la plus sévère qu'elle pouvait infliger, c'est-à-dire 15 ans de prison, soit 10 ans pour agression sexuelle et 5 ans pour possession de pornographie juvénile.

Il s'agit du pire crime commis dans les pires circonstances, avait écrit la juge Wilhelmy, soulignant que les conséquences de tels crimes sur cette enfant étaient indescriptibles.

À la demande de la défense, la Cour d'appel avait réduit la peine, mais la Cour suprême a rétabli la peine initiale de 15 ans, estimant qu'elle était justifiée.

Libération d'office

En mai 2014, Luc X a tenté d'obtenir en vain une libération conditionnelle. Les commissaires ont jugé que le plan de sortie qu'il proposait était insatisfaisant. Sans compter que les évaluations faites par les experts étaient loin d'être favorables. Les risques de récidive étaient encore trop élevés.

Il a toutefois obtenu sa libération d'office en décembre 2015, à l'instar de tous les détenus ayant purgé les deux tiers de leur peine.

Depuis ce temps, il séjournait dans un centre résidentiel communautaire (une maison de transition) et avait l'obligation de respecter de nombreuses conditions, notamment de ne pas être en présence d'enfants de moins de 14 ans sans la présence d'un adulte responsable, de ne pas entrer en contact avec les victimes et leur famille et de ne pas utiliser un ordinateur ni un appareil donnant accès à Internet.

Récemment, Luc X a vu sa libération suspendue et a été réincarcéré dans un établissement à sécurité moyenne, pour une raison qui n'a pas été rendue publique. Selon les avocats spécialisés en droit carcéral que nous avons consultés, il existe deux raisons qui permettent de suspendre une libération conditionnelle : un manquement à une condition imposée par la Commission des libérations conditionnelles ou un acte qui pourrait entraîner des accusations.

Mercredi matin, le délinquant, aujourd'hui âgé de 46 ans, se présentait devant la commission avec son avocate Me Isabelle Simao pour tenter de convaincre les commissaires de le remettre en liberté.

Dès le début de l'audience, son avocate a prévenu la commission que de nouveaux documents, obtenus mardi soir, l'empêchaient de procéder comme prévu et a demandé le report de l'audience. Impossible de savoir de quoi il s'agit.

Aucune date n'a été fixée, mais la commissaire Jessie Marquis a informé le détenu et son avocate que la prochaine audience ne pourra pas avoir lieu avant deux mois.

Délinquant à contrôler

Les délais ne pourront pas s'étirer très longtemps puisque la peine de 15 ans de Luc X prendra fin au cours de l'année 2020 et il pourra recouvrer sa liberté.

Cependant, puisque la juge Wilhelmy avait imposé au père incestueux l'étiquette de délinquant à contrôler pour une période de dix ans, l'homme sera suivi au moins jusqu'en 2030 par les services correctionnels, en plus d'être inscrit au registre des délinquants sexuels.

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