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Le ministère de la Santé ne reconnaîtra pas le titre d'épithésiste

Danielle McCann en point de presse à Québec.

La ministre québécoise de la Santé, Danielle McCann

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Érik Chouinard

La ministre de la Santé, Danielle McCann, affirme que le titre d’épithésiste n’a pas ce qu’il faut pour être reconnu au sein de son ministère, puisqu'il n’existe aucune formation consacrée à l'apprentissage de ce métier au Québec.

À ce moment-ci, on n’est pas à identifier un titre d’emploi spécifique, mais on reconnaît la grande valeur de ce que fait cette dame [Louise Desmeules], souligne Danielle McCann. De ce fait, la ministre admet que c'est un métier important qui fait une différence dans la vie de gens.

En 20 ans de carrière, Louise Desmeules, la seule épithésiste de la province, a confectionné des yeux, des oreilles, des nez, des doigts, des seins et des orteils pour plus de 600 personnes. Ces prothèses de silicones non permanentes de toutes sortes permettent à ceux-ci de regagner une qualité de vie.

Quelques exemples de prothèses créées par l'épithésiste : Un sein, des oreilles, un doigt et des yeux.

Quelques exemples de prothèses créées par l'épithésiste.

Photo : Radio-Canada

L’infirmière de formation en est arrivée à pratiquer l’épithésie un peu par hasard. C’est le métier qui m’a choisie, se plaît-elle à dire. En l’absence d’un programme au Québec, elle avait dû suivre des formations à Toronto et à Strasbourg.

La ministre affirme qu’elle étudiera à moyen terme la possibilité d’implanter un programme de formation d’épithésie au Québec. Cette initiative marquerait un jalon important dans l'officialisation de cet emploi.

Une telle reconnaissance au sein du ministère de la Santé précise les tâches et la rémunération attachées à un métier.

Relève assurée

Louise Desmeules est maintenant près de la retraite. J’aurais un sentiment de fierté d’être reconnu pour ce que j’ai fait pendant 20 ans, ça n’aurait pas de sens que la reconnaissance arrive finalement après mon départ, plaide-t-elle au micro de l’émission de radio Première heure, avant la réponse de la ministre.

Louise Desmeules, en studio

Louise Desmeules souhaite que son métier d'épithésiste soit enfin reconnu

Photo : Radio-Canada / Nicolas Bilodeau

Malgré le manque de formation officielle, Louise Desmeules a tout de même une relève. Deux nouvelles épithésistes qu’elle a elle-même formées prendront le relais après sa retraite.

Avec l'information d'Alexandra Duval et Mathieu Dion

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