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Crise sociale : le Chili renonce à organiser la COP25 et le sommet de l'APEC

Un homme portant un complet et une cravate parle devant un micro en faisant des gestes avec ses mains.

Le président chilien Sebastian Piñera

Photo : Getty Images / Daniel Jayo

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les émeutes qui ébranlent le Chili viennent d'avoir raison de la conférence mondiale sur le climat COP25 et du sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), qui devaient s'y tenir dans les prochaines semaines.

Dans un communiqué publié jeudi matin, le président chilien Sebastian Piñera a annoncé que son pays renonçait à organiser les deux rencontres internationales, qui doivent maintenant se trouver de nouveaux hôtes.

C'est avec un profond sentiment de douleur, parce que c'est douloureux pour le Chili, que notre gouvernement a décidé de ne pas organiser le sommet de l'APEC [...] ni celui de la COP25, a déclaré le chef de l'État conservateur.

« Cela a été une décision très difficile à prendre. Une décision qui nous cause énormément de peine parce que nous comprenons parfaitement l'importance de l'APEC et de la COP pour le Chili et pour le monde entier. »

— Une citation de  Sebastian Piñera, président du Chili

Le sommet de l'APEC devait avoir lieu à Santiago les 16 et 17 novembre, et la COP25, du 2 au 13 décembre.

Le Chili est depuis 12 jours secoué par un mouvement de contestation inédit contre les inégalités socio-économiques avec des manifestations qui ont parfois été émaillées de violences à Santiago et dans d'autres villes.

Le Québec, une solution de rechange pour la COP25?

Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), n'a pas tardé à faire savoir que ses services étaient à la recherche d'une solution de rechange.

Le défi s'annonce de taille : environ 25 000 délégués d'environ 190 pays étaient attendus pour l'occasion à Santiago. La jeune militante suédoise pour le climat Greta Thunberg devait aussi s'y présenter.

« J'ai été informée aujourd'hui de la décision du gouvernement du Chili de ne pas accueillir la COP25 en raison de la situation difficile que traverse le pays. Nous examinons actuellement les alternatives. »

— Une citation de  Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la CCNUCC

Le Fonds mondial pour la nature, aussi connu sous le nom de World Wildlife Fund (WWF), dit être préoccupé par cette décision malheureuse et espère qu'une solution sera trouvée rapidement par la CCNUCC.

L'urgence climatique est inextricablement liée à la vulnérabilité sociale, à la justice environnementale et à une transition juste. Nous exprimons notre solidarité envers le peuple chilien et notre appréciation à tous les Chiliens et à tous ceux dans le monde qui ont travaillé fort pour faire de la COP25 un succès, a-t-elle commenté.

À Québec, la porte-parole libérale en matière de lutte contre les changements climatiques, Marie Montpetit, a proposé au premier ministre de se porter volontaire. Pourquoi François Legault ne tendrait pas la main en offrant que le Québec soit l’hôte de la COP25?, a-t-elle écrit sur Twitter.

En entrevue avec La Presse canadienne mercredi, Mme Montpetit a plaidé que le Québec doit reprendre son rôle de leadership environnemental parmi les États fédérés et souligner ainsi les liens qui l'unissent au Chili.

Selon elle, M. Legault doit donc contacter le premier ministre canadien Justin Trudeau dès mercredi pour proposer la candidature du Québec.

Washington pris par surprise

À Washington, un responsable de la Maison-Blanche a déclaré que l'annulation du sommet de l'APEC, qui devait réunir les dirigeants d'une vingtaine de pays riverains du Pacifique, avait pris par surprise l'administration américaine.

Le sommet de l'APEC était considéré comme une occasion pour les présidents américain et chinois, Donald Trump et Xi Jinping, de signer la première phase d'un nouvel accord commercial.

Le président Trump a toutefois déclaré lundi que la signature pourrait être devancée. Nous examinons la possibilité d'être en avance sur le calendrier pour signer une partie très importante de l'accord avec la Chine. Nous appellerons ça la phase 1, mais c'est un gros morceau, a-t-il dit.

La signature d'un accord entre les deux pays ferait baisser les tensions commerciales qui contribuent à plomber l'économie mondiale depuis déjà plusieurs mois.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et La Presse canadienne

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