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La santé mentale des étudiants en milieu minoritaire et bilingue sous la loupe

Une étudiante découragée devant ses livres.

La santé mentale des étudiants canadiens est préoccupante, selon une équipe de chercheurs.

Photo : iStock

Amélie David

Une équipe de chercheurs de l’Université de Saint-Boniface (USB) va conduire une nouvelle étude pour comprendre si le contexte linguistique a un effet sur le stress et l'anxiété vécus par les étudiants.

D’une part, nous cherchons à mieux informer sur nos réalités dans nos contextes minoritaires. Et puis, nous souhaitons savoir si le contexte minoritaire a des effets positifs ou négatifs sur la santé des jeunes, explique la directrice de l'étude, Danielle de Moissac, professeure de l'USB.

C’est la troisième fois qu’une étude du genre est réalisée par une équipe de chercheurs de l'USB. L'équipe de chercheurs a reçu une subvention de 40 000 $ de l'Association des collèges et universités de la francophonie canadienne pour étudier la santé mentale des étudiants de l’USB, de l'Université de Brandon, de l'Université d'Ottawa, de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et de Bishop's.

Danielle de Moissac dans le studio radio près d'un micro.

Danielle de Moissac constate que les jeunes sont de plus en plus sujets à des problèmes de stress et d'anxiété.

Photo : Radio-Canada / Colombe Fortin

Lors des premières études, nous nous préoccupions un peu plus de la santé des étudiants internationaux, des francophones et ceux qui viennent des écoles d’immersion. Avec cela, nous n’étions pas capables de nous comparer à la majorité. Nous nous sommes dit, allons voir dans d’autres universités. Brandon, par exemple, est une université similaire à celle de Saint-Boniface, et elle est en contexte anglophone, précise Danielle de Moissac.

Le rôle du contexte linguistique

Danielle de Moissac émet l'hypothèse que le contexte, qu’il soit bilingue ou francophone minoritaire, peut avoir une incidence sur la santé mentale des jeunes.

Dans l’étude que nous avons faite en 2012, il semblait que les jeunes de souche francophone au Manitoba et ceux qui venaient de l’international avaient une meilleure santé mentale que les jeunes qui venaient d’écoles d’immersion. Est-ce que c’est une question de langue? Je ne suis pas certaine. Nous avons encore beaucoup de choses à découvrir, indique-t-elle.

Seule certitude pour l’heure : les jeunes femmes sont plus à risque. Toutefois, pour la chercheuse, ce sont aussi celles qui ont trouvé de meilleurs remparts face au stress. Elles possèdent différentes stratégies pour gérer leur anxiété comme faire de l’exercice, bien manger, bien dormir, etc. , explique la professeure.

Pour collecter des données, les chercheurs iront directement à la rencontre des étudiants en janvier pour leur poser des questions. Au printemps, l’équipe de chercheurs analysera les résultats, avant la publication, à l’automne 2020.

Ceux-ci seront transmis à l’ensemble des parties prenantes, étudiants, corps professoral, universités, ainsi qu'au ministère de l’Éducation du Manitoba.

Autre objectif pour Danielle de Moissac et son équipe : Nous souhaitons également développer un outil de dépistage pour permettre aux universités de savoir vers qui cibler leurs services et quels sont les genres de services nécessaires.

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Manitoba

Santé physique et mentale