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La Banque du Canada maintient son taux directeur à 1,75 %

Stephen Poloz lors d'une conférence de presse.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La Banque du Canada a décidé mercredi de maintenir son taux directeur à 1,75 %. Elle refuse ainsi d'assouplir davantage sa politique monétaire, comme l'ont fait d'autres banques centrales nationales face aux menaces qui planent sur l'économie mondiale.

Le maintien du taux actuel, en vigueur depuis maintenant plus d'un an, demeure approprié, indique le Conseil de direction de la banque centrale dans son communiqué.

Le Conseil est conscient que la résilience de l’économie canadienne sera de plus en plus mise à l’épreuve en raison des conflits commerciaux et de l’incertitude persistants, reconnaît-il.

Dans ces circonstances, la Banque du Canada surveillera la mesure dans laquelle le ralentissement mondial se propage au-delà de la fabrication et de l’investissement, précise le Conseil.

Dans ce contexte, [la Banque du Canada] suivra de près les sources de résilience dans l’économie canadienne – notamment les dépenses de consommation et l’activité dans le secteur du logement – ainsi que l’évolution de la politique budgétaire.

Extrait du communiqué de la Banque du Canada

Les perspectives économiques s'assombrissent

La Banque du Canada estime que les perspectives de l'économie mondiale se sont encore affaiblies depuis son dernier rapport sur la politique monétaire, en juillet.

Les investissements des entreprises sont freinés par les conflits commerciaux et l'incertitude persistants, de sorte qu'un nombre grandissant de pays ont modifié leur politique monétaire ou adopté des mesures visant à soutenir leur économie, reconnaît-elle.

Le Canada n'a pas été à l'abri de ces évolutions, ajoute la banque centrale, en citant pour preuve que le prix des produits de base a diminué en raison des préoccupations entourant la demande mondiale.

Elle anticipe d'ailleurs que la croissance de l'économie canadienne devrait ralentir lors du deuxième semestre pour s’établir à un taux inférieur à celui de son potentiel.

[Ce ralentissement] s’explique par l’incertitude associée aux conflits commerciaux, l’ajustement continu dans le secteur de l’énergie et la disparition des facteurs temporaires qui ont stimulé la croissance au deuxième trimestre.

Extrait du communiqué de la Banque du Canada

La Banque du Canada prévoit ainsi que le produit intérieur brut réel du pays s'établira à 1,5 % cette année, avant de progresser pour atteindre 1,7 % en 2020 puis 1,8 % en 2021.

L'économie canadienne suivra ainsi la croissance mondiale, qui devrait ralentir pour atteindre environ 3 % cette année, avant de remonter légèrement pour les deux années subséquentes.

Des signaux positifs

Au Canada, la banque centrale prévoit plus précisément que les investissements des entreprises et les exportations se contracteront vraisemblablement avant d’augmenter de nouveau en 2020 et en 2021.

Elle note cependant que les dépenses publiques et la baisse des taux d’emprunt soutiennent la demande intérieure et que l’activité dans le secteur des services demeure robuste.

Qui plus est, l'emploi affiche une vigueur continue et la croissance des salaires augmente, malgré des variations régionales.

Les dépenses de consommation seront soutenues par la solide croissance des revenus, prédit en outre la Banque, tandis que l’activité dans le secteur du logement se raffermit sur la plupart des marchés.

La banque centrale dit croire que le taux d'inflation va quelque peu fléchir en 2020 à mesure que l'effet d'un précédent bond des prix de l'énergie s'estompera, mais prévoit tout de même qu'il avoisinera 2 % jusqu'en 2021.

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