•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Envoyé spécial
  • Feux de forêt en Californie : rester ou partir?

    Un pompier tente d'éteindre des flammes qui ravagent la végétation.

    Les pompiers sont nombreux à combattre les feux de forêt qui brûlent près de Santa Rosa, dans le comté de Sonoma, en Californie.

    Photo : Associated Press / Ethan Swope

    Timothé Matte-Bergeron

    Alors que les pompiers combattent farouchement les flammes dans le comté de Sonoma, dans le nord de la Californie, des habitants de la région commencent à se demander s’ils ne feraient pas mieux de la quitter, après avoir vécu consécutivement trois saisons importantes de feux de forêt.

    Si je dois revivre ça tous les ans, l’idée de déménager va être plus forte, lance Kimberly McCartney, qui habite Sebastopol, près de Santa Rosa.

    Elle a dû évacuer sa maison samedi à cause de l’incendie Kincade, qui fait rage depuis mercredi à une centaine de kilomètres de San Francisco. Elle a vu le feu à cinquante kilomètres au nord cette journée-là, mais il lui a paru bien plus proche.

    Les flammes étaient tellement hautes – 60 mètres – qu’on avait l’impression qu’elles étaient à côté.

    Kimberly McCartney
    Elle se tient debout et son masque pour la respiration est descendu dans le cou. On voit des vignes derrière elle.

    Kimberley McCartney

    Photo : Radio-Canada / Timothé Matte-Bergeron

    Mme McCarney a grandi à Santa Rosa avant d’aller vivre plusieurs années en France. Elle est revenue dans la région il y a cinq ans et travaille maintenant dans un de ses nombreux vignobles.

    Bien que ce soit la première fois qu’elle est forcée à évacuer, elle a connu de près les saisons de feux de forêt destructrices de 2017 et 2018. Le masque qu’elle porte autour du cou, elle l'avait acheté l’an dernier.

    Une maison reconstruite

    Bruno Rémy, lui, est arrivé en Californie il y a neuf ans avec sa femme et ses trois enfants.

    Sa maison a complètement brûlé en 2017. C'était une des quelque 5000 structures détruites par un incendie qui a alors ravagé la partie nord de Santa Rosa.

    Pas de quoi le décourager de reconstruire sa demeure exactement dans le même quartier. On est revenu parce que ça nous faisait plaisir d’être ici, explique-t-il.

    Un homme debout regarde devant, on voit une maison en construction derrière lui et d'autre maisons.

    Bruno Rémy n'a pas quitté sa maison, malgré un ordre d'évacuation.

    Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

    Sa maison a de nouveau été placée sous avis d’évacuation cette semaine. Surprenant, inimaginable, affirme-t-il. Je n’aurais jamais pensé à ça.

    Il se refuse à l’abandonner de nouveau, soulignant que l’incendie est, cette fois-ci, beaucoup plus éloigné qu’en 2017.

    Ce qu’on a connu avant, le feu était vraiment proche et, conséquemment, il fallait partir.

    Bruno Rémy

    Invivable

    Malgré la levée lundi de l’ordre d’évacuation qui visait la petite ville de Sebastopol, Kimberly McCartney écarte toute possibilité d’y retourner maintenant.

    Sa maison est toujours sans courant et sans eau potable. Son puits fonctionne à l’électricité.

    Deux pompiers qui marchent, à gauche, des nombreux camions, à droite.

    Les pompiers ont établi leur base dans la ville de Santa Rosa, à 80 kilomètres au nord de San Francisco, pour combattre l'incendie Kincade.

    Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

    Dans les dernières semaines, la compagnie Pacific Gas and Electric Company (PG&E) a imposé des interruptions de courant à plusieurs centaines de milliers de clients, afin d'éviter qu’un défaut de fonctionnement de ses équipements provoque des étincelles ou des flammes.

    Si c’est comme ça chaque année, ce n’est pas vivable. On est dans le noir, on ne peut pas travailler, dit Kimberly McCartney.

    Elle ajoute : Tu n’as pas d’eau, tu n’as pas d’essence, parfois tu n’as pas de téléphone, c’est un peu comme le tiers-monde.

    Vos commentaires

    Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

    Incidents et catastrophes naturelles

    International