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La fermeture de la décharge de Shawnigan Lake est reportée

Des engins de chantier travaillent dans un dépôt de sol, près de Shawnigan Lake, sur l'île de Vancouver.

Ouverte de 2013 à 2017, la décharge doit encore être sécurisée pour éviter la contamination de l'environnement.

Photo : Radio-Canada / Megan Thomas

Adrien Blanc

Le dépôt de sols contaminés de Shawnigan Lake, sur l'île de Vancouver, devait fermer le 31 octobre 2019, mais le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique vient d'accorder un sursis de 10 mois au propriétaire, Cobble Hill Holdings, qui pourra y continuer ses activités jusqu'au 31 août 2020.

En 2013, la province a octroyé un permis à Cobble Hill Holdings lui permettant d'entreposer 100 000 tones de sols contaminés dans une carrière située dans les collines qui surplombent la communauté.

Victoria a retiré le permis d'exploitation de l'entreprise en 2017, car cette dernière n'avait pas pu démontrer qu'elle possédait une garantie de financement.

Toutefois, la province a décidé de fermer le site sans déménager les sols contaminés qui y sont situés sur une membrane imperméable pour éviter que l'eau qui s'en écoule ne rejoigne l'aquifère.

Le 25 septembre dernier, l'entreprise chargée de fermer le site en protégeant l'environnement, Alterra, a demandé le report de la fermeture, affirmant ne pas être en mesure de le faire de façon sécuritaire pour l'environnement.

En décidant de reporter la fermeture officielle de la décharge, le ministère de l'Environnement répond favorablement à la demande formulée par Allterra.

L'entreprise était inquiète parce que le gouvernement provincial n'avait approuvé le plan de fermeture du site d'enfouissement qu'en juin, ce qui a retardé l'approvisionnement en matériaux et le recrutement de sous-traitants pour assurer cette fermeture dans de bonnes conditions, selon elle.

Par ailleurs, l'entreprise craint que l'hiver ne ralentisse le transport et l'épandage de terre sur le site, une condition imposée par le gouvernement pour éviter que le sol contaminé ne s'éparpille.

Vu le délai accordé, le ministère de l'Environnement veut s'assurer qu'aucune fuite de produits chimiques ne mettra en danger la qualité de l'eau du lac Shawnigan, qui fournit l'eau potable de la ville de Shawnigan Lake et des communautés situées en aval.

Le ministère exige ainsi que deux puits de faible profondeur soient creusés pour surveiller la qualité de l'eau qui ruisselle du site d'enfouissement. Le travail doit être effectué dans un délai de 30 jours à compter de la réception de la lettre du ministre, datée du 18 octobre.

Le ministère de l'Environnement établit aussi un calendrier pour l'évaluation environnementale du site avant et pendant l'hiver afin d'effectuer des travaux de maintien si nécessaire.

Contacté par Radio-Canada, le ministre de l'Environnement de la Colombie-Britannique, George Heyman, n'était pas disponible pour une entrevue, mardi. Sa porte-parole, Pamela Roth, a déclaré que le ministre avait décidé d'accorder un sursis en se basant sur une évaluation prudente des risques environnementaux.

Sur place, l'inquiétude demeure

La députée verte de Cowichan Valley, Sonia Furstenau, aurait préféré que le ministre adopte une position plus dure.

Il était essentiel que les puits soient creusés avant que le ministre ne prenne une décision sur le plan de fermeture de ce site, regrette-t-elle, parce que nous ne savons toujours pas si les sols contaminés ont touché l'eau située dessous.

Sonia Furstenau prévoit interpeller le ministre à ce sujet lors de la période de questions à l'Assemblée législative cette semaine.

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