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Le vapotage en croissance chez les jeunes du Nouveau-Brunswick

« C’est préoccupant », s’inquiète le directeur général du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick, Stéphane Robichaud.

Une jeune femme qui fume une cigarette électronique.

Près de 30 % des Néo-Brunswickois 10 à 18 ans rapportent avoir essayé la cigarette électronique à au moins une reprise.

Photo : Associated Press / Steven Senne

Jean-Philippe Hughes

Le vapotage prend de l'ampleur chez les adolescents néo-brunswickois, selon un nouveau sondage du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick. Près de 30 % des jeunes 10 à 18 ans rapportent avoir essayé la cigarette électronique à au moins une reprise.

Alors que les premiers cas de maladies pulmonaires associées au vapotage apparaissent au Nouveau-Brunswick, ils sont de plus en plus d’adolescents à essayer la cigarette électronique.

Malheureusement, chez les jeunes, beaucoup de gens ont tendance à voir le vapotage comme étant inoffensif, s’inquiète le directeur général du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick, Stéphane Robichaud.

Avec le vapotage, il y a un élément cool. Le produit semble bien rejoindre ce groupe d’âge de 15 à 24 ans.

Stéphane Robichaud, directeur général du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick

La consommation est en hausse dans l’ensemble de la province. L’engouement des adolescents pour les vapeurs aromatisées ne se dément pas.

Les sept zones de santé du Nouveau-Brunswick ont connu une hausse importante de la consommation entre 2015 et 2019. Miramichi et Saint-Jean sont les deux zones où le pourcentage d’adolescents qui ont essayé la cigarette électronique est le plus élevé, suivi du Restigouche et de Bathurst/Péninsule acadienne.

C’est préoccupant parce qu’au cours de la dernière décennie, on semblait voir une amélioration pour ce qui est de fumer la cigarette chez les jeunes et là, c’est le vapotage qui semble prendre le dessus, se désole Stéphane Robichaud.

La portion d’adolescents qui se sont laissés tenter par la cigarette traditionnelle au cours de la dernière année a atteint 22 %, selon M. Robichaud, en diminution d’un point de pourcentage depuis 2015. 

La cigarette électronique a déjà causé 18 décès aux États-Unis et deux premiers cas de maladie pulmonaire grave « probablement » associés au vapotage ont été déclarés au Nouveau-Brunswick ce mois-ci. Le vapotage n’est pas sans risques et ses effets possibles à long terme demeurent inconnus, avait martelé la médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell.

Le vapotage à ses débuts était présenté comme une alternative plus sécuritaire à la cigarette pour ceux qui voulaient arrêter de fumer et je crois que quelque part dans le processus, il y a un message qui s’est un peu brouillé, avance M. Robichaud.

La solution qui semblait idéale pour arrêter de fumer s’est transformée en cheval de Troie. Une étude de 2017 menée auprès de plus de 44 000 élèves en Ontario et en Alberta en a établi un lien étroit entre le vapotage et le passage au tabagisme en seulement un an.

Nous redoutons vivement qu'une nouvelle génération de jeunes dépendants de la nicotine provoque une résurgence du tabagisme, se désolait récemment le Conseil des médecins hygiénistes en chef le 11 octobre dernier.

Le marketing a d’ailleurs rendu particulièrement captifs les consommateurs en bas âge. C’est comme des clés USB, c’est avant-gardiste comme produit, lance Stéphane Robichaud.

Le sondage du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick a été mené auprès de 39 000 élèves répartis dans presque toutes les écoles de la province.

Les résultats d’une nouvelles enquête de Santé Canada sur la consommation de l’huile de cannabis à la vapoteuse sont attendus d’ici la fin du mois de novembre. Aux États-Unis, plus de 60 % des cas de maladies pulmonaires graves dues au vapotage découlent de la consommation d’huile de cannabis à l'aide de cigarettes électroniques.

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Santé publique