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Le Port de Québec vante son bilan environnemental au procès sur la poussière

Le port de Québec et les silos de la Bunge, la nuit. La fumée des usines envahit le ciel.

Le port de Québec et les silos de la Bunge, la nuit

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard, témoigne mardi au recours collectif des citoyens de Limoilou au sujet de contaminants émis dans l'air, dont du nickel.

Au palais de justice de Québec, il a rejeté toute responsabilité concernant des contaminants émis dans l'air. S'il y a de la poussière dans Limoilou, les demandeurs se sont trompés de cibles, a lancé le PDG.

Il accuse les instigateurs du recours, Véronique Lalande et son conjoint, d'avoir profité de la tribune de la poussière rouge pour lancer le deuxième recours, sans faire d'étude.

Ce deuxième procès vise tous les contaminants qui se seraient retrouvés dans les quartiers voisins du port et qui auraient causé des désagréments aux résidents.

Les citoyens réclament 1 000 $ annuellement en plus des dommages punitifs, pour un montant global potentiel de 350 millions de dollars.

Mario Girard déplore l'impact des procédures sur l'image du port. Beaucoup de choses qui sont dites sont fausses, considère-t-il, alors qu'il faudrait se ranger derrière les faits et la science, selon lui.

La citoyenne Véronique Lalande.

La citoyenne Véronique Lalande

Photo : Radio-Canada

Des investissements en environnement

Il affirme avoir fait de la protection de l'environnement une priorité de son administration, dès son entrée en fonction en 2011.

Il ajoute que le port a investi entre 13 et 14 millions de dollars dans la protection de l'environnement, depuis 2013.

Le grand patron du port assure que les craintes dans la communauté ne sont pas fondées et dénonce les présomptions et rumeurs qui ont circulé faussement dans les médias.

On laissait entendre qu'on faisait mourir à petit feu la population de Limoilou, se plaint le PDG du port, ajoutant que les faits et la science démontrent le contraire.

Selon lui, il y a eu un dépassement des normes des émissions en provenance du port à huit reprises depuis 2011. Seulement 8 sur 2 550 jours, a-t-il insisté.

Mario Girard répond aux questions des journalistes après avoir témoigné au palais de justice de Québec.

Le PDG du Port de Québec, Mario Girard

Photo : Radio-Canada / Louis Gagné

De plus, les capteurs de poussières installés dans les quartiers démontreraient que la poussière ne proviendrait pas des installations portuaires.

Lors de son contre-interrogatoire, il s'est montré plus évasif sur certaines questions de l'avocat des citoyens.

Le procès qui a débuté à la mi-septembre doit se poursuivre jusqu'à la fin de décembre.

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