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À Montréal, 40 % des élèves de 6e année s'amusent trop souvent sur leurs écrans

Le reportage de Valérie-Micaela Bain

Photo : Getty Images / Christopher Furlong

Radio-Canada

Une nouvelle étude de la Direction régionale de santé publique (DRSP) vient mettre en lumière l'hyperconnectivité des jeunes avant même qu'ils entrent à l'école secondaire. Un coup de sonde lancé auprès des élèves de 6e année de la métropole montre que 40 % d'entre eux passent plus de 2 heures par jour à se divertir devant un écran, ce qui pourrait engendrer des effets néfastes sur leur santé.

Selon le document de 15 pages produit par le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal (Nouvelle fenêtre), 60 % des élèves de 6e année consacrent moins de 2 heures par jour aux écrans à des fins de loisirs, ce que recommandent les experts; 19 % leur consacrent entre 2 et 4 heures par jour; et 21 % des élèves de 6e année – qui ont généralement 11 ou 12 ans – leur consacrent plus de 4 heures par jour, ce qui constitue, selon la DRSP, une « utilisation intensive ».

En comparaison, 45 % des adultes montréalais passent moins de 2 heures par jour devant leur écran pour se divertir; 39 % entre 2 et 4 heures; et 16 % passent plus de 4 heures par jour à se distraire devant un écran.

Or, des recherches menées au cours des dernières années montrent des relations entre l'exposition élevée aux écrans et différents problèmes touchant la santé, rappelle la DRSP.

Les analyses montrent que la population qui utilise les écrans moins de deux heures par jour présente le meilleur état de santé, écrit-elle. L'utilisation des écrans est cependant assez répandue à Montréal et significativement associée à une moins bonne santé.

Dépendance aux écrans

Parmi les caractéristiques associées à l'utilisation intensive des écrans chez les jeunes, la DRSP note un risque plus élevé de décrochage scolaire; une moins bonne santé mentale et physique; des ressources personnelles et sociales moins élevées; et un sommeil insuffisant.

Les auteurs de l'étude baptisée Les écrans et la santé de la population à Montréal recommandent enfin la poursuite ou la mise en place d'initiatives de prévention qui favorisent une utilisation équilibrée des écrans et le développement de connaissances et d'indicateurs populationnels plus spécifiques afin d'assurer un suivi des impacts des écrans sur la santé.

Ils invitent aussi les jeunes et leurs parents à faire le point sur leurs habitudes numériques et à poser des gestes pour les améliorer afin de profiter des avantages d’Internet sans en subir les méfaits dans le cadre de la campagne PAUSE ton écran, lancée récemment par le gouvernement du Québec.

L'analyse publiée mardi a été réalisée à partir de la base de données d'une vaste enquête menée entre les mois de février et juin 2017. Baptisée « TOPO2017 », cette enquête avait été menée auprès de 13 380 élèves montréalais de 6e année fréquentant des écoles publiques et privées des réseaux francophone et anglophone de la métropole.

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