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Écrasements du 737 MAX : « Nous avons fait des erreurs », reconnaît le patron de Boeing

Dennis Muilenburg

Dennis Muilenburg répond aux questions des sénateurs mardi à Washington.

Photo : Reuters / Sarah Silbiger

Radio-Canada

« Nous avons fait des erreurs et nous nous sommes trompés sur certains points », a reconnu mardi Dennis Muilenburg , patron de Boeing devant le Congrès américain. Il y était interrogé par les sénateurs sur les deux écrasements d'avions 737 Max.

Il s’agissait surtout de savoir si la compagnie cachait des informations sur un système de commandes de vol clé impliqué dans les deux accidents.

Durement interrogé

M. Muilenburg a été plusieurs fois interrompu par les sénateurs, qui ont accusé Boeing d'avoir fait voyager les passagers des 737 MAX de Lion Air et Ethiopian Airlines dans des cercueils volants.

La compagnie a exercé des pressions auprès des organismes de réglementation pour que toute explication du système, appelé MCAS, ne soit pas divulguée dans les manuels et la formation des pilotes. Et après les accidents, Boeing a essayé de blâmer les pilotes, a lancé le sénateur Richard Blumenthal.

Des messages embarrassants de Mark Forkner, un ancien pilote d'essais, ont été révélés par les élus. Sur un ton de dérision, il y explique comment il compte s'y prendre pour convaincre l'agence fédérale de l'aviation (FAA) de certifier le logiciel automatique de pilotage MCAS, mis en cause dans les deux accidents.

M'apprête à prendre le petit-déjeuner et ensuite vais essayer de jouer un tour de "Jedi" au cerveau de ces gens, avait écrit M. Forkner à un de ses collègues.

À la question : Quand étiez-vous au courant de l'existence de ces messages de 2016? M. Muilenburg a répondu avoir été mis au courant de ce message en début d'année. Je pense que c'était avant le second accident, précisera-t-il .

Des appareils sur le tarmac de l'aéroport.

Les Boeing 737 MAX ont été cloués au sol après deux écrasements.

Photo : Reuters / Lindsey Wasson

Le logiciel MCAS a été conçu par Boeing spécifiquement pour le 737 MAX. Il est censé empêcher l'avion de partir en piqué, notamment en cas de perte de vitesse. Un grand nombre de pilotes n'étaient pas au courant de son existence, puisqu'il ne figurait pas dans les manuels de vol.

Après l’accident de Lion Air, l'agence fédérale de l'aviation (FAA) a demandé à l’avionneur de modifier ce logiciel qui s'était activé automatiquement après avoir reçu des informations erronées indiquant que l'avion était en décrochage.

Boeing avait évoqué un problème lié à la gestion de crise et à sa communication avec les pilotes, des compagnies aériennes et des régulateurs.

Cette crise est l'une des plus graves pour l’avionneur américain depuis 103 ans. Elle lui a déjà coûté une dizaine de milliards de dollars et de multiples enquêtes de la part des autorités américaines ainsi que de nombreuses plaintes des familles de victimes.

Pour l’heure, on ne sait toujours pas quand le 737 Max volera de nouveau.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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