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Pénurie d’infirmières : Kris Austin s’en prend aux exigences linguistiques

Le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, tente d'associer la pénurie d'infirmières aux exigences linguistiques.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

Le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, tente de lier les problèmes de recrutement d'infirmières de la province aux exigences du bilinguisme.

En 2018, Kris Austin promettait de tout faire pour ouvrir les postes d'ambulanciers bilingues aux candidats unilingues. Le gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs a fini par trouver une solution que les alliancistes ont acceptée.

Kris Austin a maintenant trouvé un autre cheval de bataille : il soutient que la pénurie d'infirmières est liée aux exigences linguistiques. Il demande que ces exigences soient levées dans certaines parties de la province afin de pourvoir des postes.

Cette nouvelle sortie n'a pas tardé à faire réagir d’autres chefs politiques.

M. Austin est toujours en train de mentir aux gens du Nouveau-Brunswick, affirme le chef du Parti libéral, Kevin Vickers.

Il est malhonnête, fondamental, ajoute le chef du Parti vert, David Coon.

Le manque d'infirmières est lié aux faits suivants : le nombre d'inscriptions à l'université a chuté de 30 % depuis 2011, l’immigration est faible en ce domaine et dans certains cas les salaires ne sont pas concurrentiels avec ceux offerts dans les provinces voisines.

En Nouvelle-Écosse, il y a un boni dans les régions rurales. Ça n’existe pas ici, pas du tout. Donc, c'est une question de compétition, souligne David Coon.

Et à toutes ces raisons, on pourrait ajouter les difficultés supplémentaires subies par les francophones en sciences infirmières, qui sont défavorisées, selon l’ancienne commissaire aux langues officielles Katherine d’Entremont, par l'examen d'admission N-CLEX.

Il avait une stratégie contre le bilinguisme au Nouveau-Brunswick et maintenant c'est juste un autre exemple, une autre tactique contre le bilinguisme, ajoute David Coon au sujet de la sortie de Kris Austin.

Il a causé beaucoup de division dans notre province. Il a créé beaucoup de tension dans notre province et ça me dérange beaucoup. En fait, je me fâche contre lui parce que c'est épouvantable ce qu'il dit, lance Kevin Vickers.

Radio-Canada a tenté, en vain, d'obtenir une entrevue avec le chef allianciste, Kris Austin.

D'après un reportage de Michel Corriveau

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