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Voici les gagnants et gagnantes des prestigieux Prix littéraires du Gouverneur général

Portrait de la poète Anne-Marie Desmeules en extérieur, légèrement en contre plongée, avec le feuillage d'un arbre en arrière plan. Elle a les cheveux attachés et porte une frange et des boucles d'oreille.

La poète Anne-Marie Desmeules

Photo : Vincent Boulet

Radio-Canada

On connaît maintenant le nom des auteurs et autrices qui remportent cette année les Prix littéraires du Gouverneur général. Les lauréates et lauréats ont été dévoilés mardi matin par le Conseil des arts du Canada. Du côté de la littérature francophone, les prix sont dominés par les autrices.

Les Prix littéraires du Gouverneur général sont remis aux meilleurs ouvrages dans sept catégories, en français et en anglais.

Le lien, ce fil qui relie ces œuvres

Cette année, on remarque un thème commun aux œuvres récompensées; qu’on aborde une histoire de deuil ou d’amitié, qu’on mette de l’avant le récit de familles dysfonctionnelles ou d’amours impossibles, les univers dépeints par les auteurs et autrices sont tous construits autour de la fragilité du lien.

C’est l’autrice Céline Huyghebaert qui reçoit le prix dans la catégorie « romans et nouvelles » avec Le drap blanc (Le Quartanier), où l’on présente cette femme qui, quelques heures après la mort de son père et prise dans ce vide qu’il a laissé, relate son arrivée en France.

Anne-Marie Desmeules remporte pour sa part le prix dans la catégorie « poésie » avec Le tendon et l'os (L'Hexagone, Groupe Ville-Marie Littérature), un recueil qui aborde le « côté sombre » de la maternité à travers la poésie habile d’une autrice qui ne manque pas d’humour. Elle était d'ailleurs finaliste au Prix de poésie de Radio-Canada en 2018.

Du côté de la catégorie « théâtre » des Prix littéraires, c’est l’autrice Mishka Lavigne qui est récompensée pour sa pièce Havre (L'Interligne), une pièce sur le vide à combler après un deuil, sur l’amitié et ces gens à qui on s’attache quand tout s’écroule, ces « havres » dans la tempête.

Sur cette photo en noir et blanc, une femme aux longs cheveux foncés et portant un haut noir regarde la caméra le visage tourné vers la droite.

Mishka Lavigne, l'autrice de « Havre »

Photo : Gracieuseté Jonathan Lorange

Anne-Marie Voisard remporte pour sa part le prix dans la catégorie « essais » pour son livre Le droit du plus fort : nos dommages, leurs intérêts (Écosociété), un essai qui aborde les enjeux démocratiques de l’affaire Noir Canada. Il est notamment question de rapports de pouvoir et de domination dans notre société et de la violence sociale du dispositif judiciaire utilisé parfois par les puissants pour bâillonner la parole citoyenne.

Du côté de la littérature jeunesse, l’autrice Dominique Demers est la gagnante de la catégorie « texte » avec L'albatros et la mésange (Québec Amérique), une histoire d’amour entre deux ados de familles complètement différentes, tandis que Stéphanie Lapointe et Delphie Côté-Lacroix reçoivent le prix pour la catégorie « livres illustrés » pour Jack et le temps perdu (Quai no 5, XYZ).

Dominique Demers au micro.

L'autrice Dominique Demers

Photo : Radio-Canada / Martin Ouellet

Finalement, c’est Catherine Leroux qui remporte le prix de la traduction pour le récit Nous qui n'étions rien (Alto), une traduction de l’anglais vers le français de Do Not Say We Have Nothing, de l'autrice Madeleine Thien, originalement paru aux éditions Knopf Canada.

Chacun des gagnants et gagnantes reçoit une bourse de 25 000 $.

Les prix seront remis aux lauréats et lauréates des mains de la gouverneure générale, Julie Payette, en décembre prochain à Rideau Hall, à Ottawa.

Avec les informations de Sophie Cazenave

Pour connaître les gagnantes et gagnants de langue anglaise :

  • Romans et nouvelles : Five Wives, de Joan Thomas (Harper Avenue/HarperCollins Publishers)
  • Poésie : Holy Wild, de Gwen Benaway (Book*hug)
  • Théâtre : Other Side of the Game, d’Amanda Parris (Playwrights Canada Press)
  • Essais : To the River: Losing My Brother, de Don Gillmor (Random House Canada, Penguin Random House Canada)
  • Littérature jeunesse – texte : Stand on the Sky, d’Erin Bow (Scholastic Canada)
  • Littérature jeunesse – livres illustrés : Small in the City, de Sydney Smith (Groundwood Books
  • Traduction (du français vers l’anglais) : Birds of a Kind, traduit par Linda Gaboriau (Playwrights Canada Press; traduction de Tous des oiseaux, de Wajdi Mouawad, Leméac, Actes Sud-Papiers)

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