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Baux de villégiature : Québec annule la hausse prévue

Une partie du lac Kénogami, entouré d'arbres

Les propriétaires de chalets construits sur les terres publiques, comme ceux du lac Kénogami, seront épargnés en 2020, alors que Québec annonce l'annulation de l'augmentation prévue des baux de villégiature.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec annule l'augmentation prévue de 7,5 % du coût des baux de villégiature, ces contrats de location de terres publiques liant les locataires au gouvernement.

De passage à Saguenay lundi, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonathan Julien, a annoncé que les prochaines hausses se limiteront à l'équivalent du taux l'inflation. Ceci répond à la demande des propriétaires de chalets, confrontés à des hausses importantes au cours des dernières années.

« Tous les locataires qui sont actuellement détenteurs d'un bail de villégiature en terres publiques ne subiront plus de hausses drastiques des loyers. »

— Une citation de  Jonathan Julien, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec

Jonathan Julien remplit ainsi une promesse électorale faite par son parti, la Coalition avenir Québec (CAQ), avant le scrutin d’octobre 2018.

Des locataires qui ont construit leurs chalets sur des terres appartenant à l'État ont vu leur facture de location exploser au fil des ans.

Il y a des endroits où il y a eu des augmentations de 500 $ à 600 $ par année. Ça n’a aucun sens. L’indice du coût de la vie, c'est ce qu'on a toujours demandé, note Jacques Laliberté, titulaire d’un bail de villégiature.

Daniel Potvin signale que les hausses ont causé un casse-tête financier à de nombreux propriétaires de chalets.

Avec des augmentations de même, quand tu arrives pour payer un 1000 $ à 2000 $ de bail, ça fait un trou dans ton budget, fait valoir le citoyen.

10 $ en moyenne

En 2020, l'augmentation sera donc de 10 $ en moyenne au lieu de 50 $ comme prévu. La hausse ne dépassera pas l'inflation, quelle que soit l’augmentation de la valeur marchande des installations. Québec évalue la perte de revenus à un peu plus de 1 million de dollars annuellement. Ce manque à gagner est partagé avec les municipalités régionales de comtés (MRC), qui touchent la moitié des recettes provenant des loyers.

L’impact se fera sentir au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où se trouvent 10 000 des 40 000 locataires de terres publiques du Québec. La décision gouvernementale n’est pas contestée par les MRC, mais les intervenants régionaux pointent que les dépenses liées à la gestion des sites de villégiature sont absorbées localement.

Dans les dernières années, on a remplacé et refait à neuf 82 ponceaux et ponts. On a 33 000 kilomètres de routes. On voudrait en donner encore plus aux citoyens. C'est pour ça qu'on a rencontré le ministre, qui pourrait faire quelque chose pour les MRC comme la nôtre et Maria-Chapdelaine, où il y a beaucoup de baux de villégiatures, explique le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard .

Le préfet évalue à environ 100 000 $ par année les coûts liés à la gestion de la villégiature sur les terres publiques assumés par la MRC. Il estime que la marge de manœuvre, par rapport au 1,3 million de dollars perçus, est trop mince. D’où, croit Gérald Savard, l’importance de discuter avec le palier provincial. Celui-ci ne ferme pas la porte à une augmentation de la part reçue par les MRC.

D'après le reportage de Denis Lapierre

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