•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des villages de la C.-B. plombés par la crise de l’industrie forestière

Plan moyen de Pat Glazier portant un casque de construction debout dans son usine.

Le propriétaire d'East Fraser Mill, Pat Glazier, dépend des rebuts d'autres scieries de Mackenzie, en Colombie-Britannique, pour garder la sienne ouverte.

Photo : Radio-Canada / Chris Corday/CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La scierie East Fraser Fiber, à Mackenzie, un village forestier d’environ 3200 personnes en Colombie-Britannique, illustre l’effet de la crise dans le milieu forestier. Dans cette province, 25 scieries ont fermé leurs portes en 2019, ce qui a laissé plus de 6000 travailleurs sans emploi.

Le propriétaire de la scierie East Fraser Fiber n’a pas peur de se salir les mains. Il est présent aux côtés de ses travailleurs, qu’il qualifie de meilleurs employés du monde et se promène au milieu de la machinerie lourde.

Cependant, comme il est à court de matière première, il lui est difficile de garder son usine à flot.

Nous avions d’abord trois quarts de travail, puis j’ai dû réduire à deux, et maintenant, nous sommes à un seul quart. J’essaie de garder mes employés au travail, dit-il.

Cette matière première, il l’obtenait des rebuts d’une grosse scierie à proximité gérée par Canfor. Cette dernière a fermé ses portes en juillet sans préavis. Non seulement cette fermeture prive les plus petites scieries de leur matière première, mais elle signifie également une pénurie de travail pour des bûcherons, des camionneurs et des entrepreneurs en tout genre.

Rachelle Dumoulin habite à Mackenzie. Elle a été licenciée par la scierie de Canfor en juillet. C’était une situation crève-coeur, tout simplement, raconte-t-elle, en parlant de la journée où 200 employés et elle ont été remerciés par l'entreprise.

Avec deux enfants et une hypothèque, elle songe à déménager et à chercher du travail ailleurs. Mais qui va acheter notre maison? Personne, dans cette situation où les scieries ferment leurs portes, s’exclame-t-elle.

D’autres fermetures à prévoir

L'analyste de l’industrie du bois d’oeuvre de Vancouver Russ Taylor a prévu les récentes fermetures de scieries il y a plusieurs années.

Il estime aujourd'hui que huit autres scieries risquent de fermer d’ici 2025.

À son avis, la cause principale de la crise forestière est le dendroctone du pin qui a ravagé près de 20 % des arbres à l’intérieur de la Colombie-Britannique.

Vue en plongée du village de Mackenzie en automne.

Le village de Mackenzie dépend de l'industrie forestière.

Photo : Radio-Canada / Chris Corday/CBC

Les entreprises forestières ont accéléré leur coupe à blanc pour se débarrasser du bois mort. Maintenant que tous ces arbres ont été coupés, il reste moins d’arbres à récolter.

À cela s’ajoute la baisse du prix du bois d’oeuvre et des restrictions imposées par l’Accord sur le bois d’oeuvre avec les États-Unis. Selon ce dernier, une réduction des droits de coupe sur les terres de la Couronne représenterait une subvention illégale.

Un groupe de soutien aux employés congédiés, Mackenzie Matters ( « Mackenzie compte »), souhaite pour sa part que le gouvernement provincial réduise les droits de coupe pour ranimer l’industrie forestière.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...