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Le Manitoba a besoin d'avocats francophones dans certains domaines

Alain Laurencelle en costume-cravate parle à un lutrin surmonté d'un micro. Il s'adresse à un auditoire assis.

Lors d’une Journée juridique, lundi, à l’Université de Saint-Boniface, le président de l’Association des juristes d’expression française du Manitoba, Alain Laurencelle, a encouragé les étudiants à se former en droit de l’immigration, en droit de la famille et en droit pénal.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

Le Manitoba a besoin de plus de juristes francophones spécialisés dans le droit de l'immigration, de la famille et pénal, selon des membres de l’Association des juristes d’expression française (AJEF) du Manitoba.

Lundi, les intervenants et les experts participant à une Journée juridique, présentée par l'AJEF à l'Université Saint-Boniface, ont encouragé les étudiants à envisager des spécialisations dans ces trois domaines du droit.

Il y a très peu de juristes francophones en droit pénal, en droit de la famille et en droit de l’immigration, contrairement au droit immobilier, commercial, et fiscal, a expliqué le président de l’AJEF du Manitoba, Alain Laurencelle.

Il a souligné que ces branches du droit sont des domaines d’expertise sensibles qui sont par ailleurs très importants pour la société.Ça prend des gens très spéciaux pour pouvoir faire ce travail parce qu’ils sont obligés de prendre des mesures nécessaires pour se protéger afin de traiter des questions très difficiles et très émotives, a-t-il indiqué.

Les écoles de droit dans la province et ailleurs au pays font des efforts énormes pour attirer les jeunes Franco-Manitobains, souligne d'ailleurs M. Laurencelle.

Récemment, l’Université du Manitoba a annoncé qu’elle va offrir un programme partiel en français, a-t-il fait remarquer.

Pour rassurer les étudiants, il a affirmé qu’il était tout à fait possible de faire une carrière en français au Manitoba.Presque 70 % de ma pratique est en français avec des clients qui sont francophones, a-t-il dit. J’ai trois bureaux en région rurale, à Saint-Malo, Saint-Claude et Notre-Dame-de-Lourdes.

Toutefois, il a rappelé que la maîtrise de l’anglais est une nécessité.La seule chose qui est unique au Manitoba est que, bien qu’on peut exercer le droit en français, ça ne garantit pas que la transaction se fera en français, a-t-il précisé.

Si je fais l’achat ou la vente d’une maison, même si mes clients sont francophones, l’autre partie peut être anglophone ou les documents sont en anglais.

Alain Laurencelle, président, AJEF

Être juriste francophone en situation minoritaire est une question de principe, selon M. Laurencelle. « La justice en français est une question de respect d’une minorité, de reconnaître que les gens ont le droit d’exister », a-t-il conclu.

Avec des informations de Geneviève Murchison

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