•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

36 homicides commis à Winnipeg depuis le début de l'année

Deux enquêteurs dans une ruelle dont l'accès est bloqué par un ruban jaune de la police. Ils examinent des cartons jaunes montrant ce qui pourrait être des preuves.

Deux hommes ont été retrouvés blessés dans une ruelle près de l'avenue Ross au petit matin. Ils ont succombé à leurs blessures un peu plus tard.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Radio-Canada

Le nombre de meurtres atteint des sommets à Winnipeg. Depuis le début de l’année, il y a eu 36 homicides. L'année 2019 arrive au deuxième rang des années les plus violentes depuis 2011, avec 41 homicides.

Sept homicides ont été commis au cours des trois dernières semaines. Trois d'entre eux se sont produits en l’espace de quatre heures entre samedi soir et dimanche matin. Le porte-parole de la police, l’agent Rob Carver, a évoqué un moment de violence choquant et terrifiant.

Une adolescente de 14 ans est morte et une jeune fille de 18 ans est toujours à l’hôpital, après que toutes deux eurent été attaquées au couteau lors d’une soirée d’Halloween, samedi soir, dans le quartier de Tyndall Park.

Dimanche matin, deux hommes sont morts après avoir été retrouvés blessés par les forces de l’ordre dans une ruelle près de l’avenue Ross et de la rue Isabel.

Quelques heures plus tard, une fusillade a eu lieu dans une maison du quartier North End. Un bébé et trois adultes ont été blessés. Toutes les victimes ont été transportées à l’hôpital et sont dans un état stable.

Contrairement à 2011, où Winnipeg était le théâtre d’une guerre des gangs, il n’y a pas de fil conducteur pour la violence de cette année. Selon la police, la méthamphétamine n’explique pas cette recrudescence de violence.

Winnipeg, pas une ville plus dangereuse

Selon l’agent Rob Carver, la majorité de la population ne devrait pas se sentir en danger. Si vous ne faites pas partie d’un gang, si vous ne prenez pas part à des activités criminelles, si vous n’achetez pas ou ne vendez pas de la drogue, vous êtes plutôt en sécurité dans cette ville.

Le criminologue Frank Cormier le rejoint sur ce point. Selon lui, un taux d’homicides en hausse ne signifie pas obligatoirement que la ville est plus dangereuse. Nous ne sommes pas plus en danger si nous n'avons pas des styles de vie qui pourraient nous mener à devenir une victime d’un crime violent, explique le chef du département de sociologie et de criminologie à l’Université du Manitoba.

M. Cormier ajoute que, dans 85 à 90 % des homicides, les personnes impliquées se connaissent. Il peut d'agir d'amis, de connaissances ou de conjoints.

La seule chose prévisible à propos des homicides, c’est qu’ils sont imprévisibles. Leur nombre varie sans aucune raison ou raison identifiable de temps en temps.

Frank Cormier, criminologue

Selon lui, l’âge de l'adolescente qui est morte en fin de semaine n’a rien de nouveau. Je sais que cela peut paraître spécialement bouleversant et tragique quand c’est un adolescent, ou une jeune personne, qui est impliqué, mais ce n'est pas nouveau. Donc, nous ne devrions pas réagir comme si c’était la première fois, continue le professeur. Plus les jeunes vont faire l’usage de drogues et d’alcool, qui entraînent souvent des comportements violents et naturellement des homicides, il n’y aura pas seulement des adultes concernés par ce genre de crimes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Crimes et délits