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Pas d'accusation contre les policiers responsables de la mort d'un adolescent à Lac-Brome

Marteau de juge

Marteau de juge

Photo : iStock

Charles Beaudoin

Les policiers impliqués dans la mort de Riley Fairholm, un adolescent de 17 ans abattu par des agents de la Sûreté du Québec l'an dernier à Lac-Brome, en Estrie, ont été blanchis par le Directeurs des poursuites criminelles et pénales (DPCP) lundi.

Dans son rapport, le DPCP juge que « l’analyse de la preuve ne révèle pas la commission d’une infraction criminelle par les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ».

Dans la nuit du 25 juillet 2018, une dame a contacté les policiers, inquiète de voir un homme armé circuler sur la route 104 en criant. À leur arrivée, les policiers auraient tenté de discuter avec l'adolescent en crise à l'aide d'un haut-parleur, mais ce dernier serait devenu menaçant envers eux et un policier a fait feu.

Le DPCP estime que la force employée par les policiers n'était pas excessive et que celui qui a tiré « avait des motifs raisonnables de croire que l’usage de son pistolet était nécessaire afin de se protéger ».

Les policiers devaient procéder à l’arrestation d’un homme armé d’un pistolet marchant dans la rue. [...] Tenant compte des gestes de l’homme et de sa non-collaboration, ce dernier pouvait faire feu à tout moment. Le danger à l’égard des policiers présents se trouvant à proximité de l’homme était donc réel. Celui-ci refusant de déposer son arme ou de se rendre, l’imminence d’une attaque était tout aussi présente.

Passage issu du rapport du DPCP

L'avocat de la famille, Me Thomas Walsh, n'a pas caché sa déception envers la décision du DPCP.

Ça, c'est la perception de celle qui a décidé de ne pas poursuivre. J'aurais pensé dans les circonstances que ça devait être la responsabilité d'un jury de le décider. Le fait qu'il peut y avoir des éléments de légitime défense ne veut pas dire que ça constitue dans les circonstances de la légitime défense, souligne Me Walsh, qui évaluera prochainement les différents recours qui s'offrent à la famille.

Le drame s'est produit sur la route 104 à Lac-Brome après qu'une dame ait contacté les policiers, inquiète d'y voir un homme armé circuler en criant.

Le drame s'est produit à l'angle du chemin Knowlton et de la rue Victoria à Lac-Brome après qu'une dame ait contacté les policiers, inquiète d'y voir un homme armé circuler en criant.

Photo : Radio-Canada

Jugeant que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et la Sûreté du Québec manquaient de transparence à propos des circonstances entourant la mort de son fils, la mère de l'adolescents'est tournée vers le Commissaire à la déontologie policière quelques mois après le drame. Celui-ci devait attendre les conclusions du DPCP avant d'amorcer son enquête, qui devrait être complétée d'ici les six prochains mois.

Ce n'est pas terminé pour moi, parce que je n'ai pas reçu toutes les réponses, alors je ne peux pas dire si je suis d'accord ou non avec la procureure. On n'a pas eu la chances de voir tous les éléments de preuve, mentionne la mère de l'adolescent, Tracy Wing. Il y a beaucoup de manquement, ou de choses qui se sont passées après, que le DPCP ne touche pas.

La famille de Riley Fairholm reprochait notamment aux autorités la gestion de la scène de crime, le manque d’assistance médicale à leur fils, les délais avant l’appel au Bureau des enquêtes indépendantes et l’absence de déclaration de certains policiers.

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