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Hôpital Saint-Charles-Borromée: du scandale au drame

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le directeur de l'hôpital, Léon Lafleur, est retrouvé mort dans une chambre d'hôtel à St-Hyacinthe. L'établissement qu'il dirigeait fait face à des accusations de mauvais traitements de la part de la famille d'une patiente.

Le directeur de l'hôpital Saint-Charles-Borromée à Montréal, Léon Lafleur, est mort.

Son corps a été retrouvé mercredi après-midi dans une chambre d'hôtel de St-Hyacinthe en bordure de l'autoroute 20, à une cinquantaine de kilomètres de Montréal. Il a été transporté à l'hôpital où son décès a été constaté. Une autopsie sera pratiquée.

La Sûreté du Québec a saisi un véhicule loué dans le stationnement de l'hôtel. Une facture se trouvait sur le tableau de bord, sur laquelle était inscrit le nom Lafleur.

Le reportage de Mélanie Bourgeois

Rappel des événements

L'hôpital Saint-Charles-Borromée, un centre de soins de longue durée, fait face depuis lundi à des accusations de mauvais traitements de la part des membres de la famille d'une patiente.

Les deux soeurs de cette femme handicapée de 51 ans, qui souffre d'un traumatisme crânien depuis qu'elle a été renversée par une automobile à l'âge de 18 ans, demandent au ministre de la Santé, Philippe Couillard, de prendre des mesures énergiques.

Elles avaient placé un micro dans la chambre de leur soeur croyant qu'elle était victime d'agression sexuelle. Elle ont découvert des abus répétés de la part de tous les employés qui l'approchaient : menaces, moqueries, propos méprisants, violents et à caractère sexuel.

En point de presse mardi, l'avocat de la famille, Me Jean-Pierre Ménard, a affirmé que l'enquête commandée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, était nettement insuffisante.

Il réclame cinq mesures :

  • mise
  • en tutelle de l'hôpital;
  • démission
  • ou congédiement du directeur général;
  • réévaluation
  • de tout le personnel affecté aux usagers lourdement handicapés;
  • formation
  • du personnel sur le respect des droits des personnes lourdement handicapées;
  • nomination
  • d'une personne extérieure pour recevoir les plaintes.

    La patiente a été envoyée dans une autre institution en août dernier.

    Ce n'est pas la première fois que l'hôpital Saint-Charles Borromée est dénoncé. Il y a huit ans, le Conseil canadien d'agrément avait estimé qu'il ne répondait pas aux normes et un recours collectif avait été déposé.

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