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Les changements climatiques feront-ils déborder la Petitcodiac?

L'eau inonde un garde-fou

La Petitcodiac déborde légèrement tandis que se déroule le symposium organisé par le groupe Sentinelles Petitcodiac.

Photo : Radio-Canada / Mariève Bégin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La rivière Petitcodiac qui traverse Moncton a repris beaucoup de vigueur depuis le début des travaux de restauration entrepris il y a 20 ans. Elle attire dorénavant de nombreux marcheurs, cyclistes et touristes venus admirer son mascaret, mais un un danger pointe : les changements climatiques qui pourraient faire croître le niveau de la rivière.

Les Sentinelles Petitcodiac soulignaient lundi leur 20e anniversaire par un symposium communautaire ayant pour thème le potentiel de cette rivière.

Coïncidence : au moment où l'organisme accueillait des représentants d’entreprises, de municipalités, d’organismes environnementaux ainsi que des artistes et d'autres personnes qui s’intéressent à la Petitcodiac, la rivière grimpait à un niveau rarement observé, gonflée par les marées d'automne.

L'eau de la rivière Petitcodiac qui approche le niveau des inondations, à Moncton.

Le niveau de la rivière Petitcodiac était très élevé, lundi midi, à Moncton

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Le président du conseil d'administration des Sentinelles, Ronald Babin, n'a pas manqué de le souligner.

J’ai des photos qui montrent que ça approche dangereusement [le niveau d’inondation]. C’est des grosses marées tout de suite, les marées d’automne et on le voit, tout près du Château Moncton que l’eau est haute.

De façon plus générale, les participants au symposium ont souligné les progrès accomplis depuis le début des travaux de restauration.

Nous sommes maintenant en période de transition, a déclaré Ronald Babin. Notre rivière qui a été pendant longtemps l’une des plus menacées au Canada est en train d’être transformée. Avec tout l’argent en train d’être investi pour faire un nouveau pont et améliorer la qualité de l’eau à travers TransAqua, on frôle les 200 millions. On peut presque dire que c’est probablement l’un des plus gros processus de restauration d’une rivière au Canada.

Ronald Babin, président du conseil d'administration des Sentinelles Petitcodiac, en entrevue.

Ronald Babin, président du conseil d'administration des Sentinelles Petitcodiac, souligne que la rivière a pratiquement retrouvé sa vigueur d'antan.

Photo : Radio-Canada

Les participants au symposium sont invités à réfléchir aux occasions de développement communautaire entraînées par cette transition.

Alexandre Girard, urbaniste à la Ville de Dieppe, croit que les sentiers riverains, des deux côtés de la rivière dans le Grand Moncton, peuvent attirer encore plus de gens, qu'il s'agisse de résidents locaux ou de touristes.

C’est vraiment de s’approprier la rivière au point de vue d’augmenter le niveau piétonnier, augmenter le niveau de cyclistes qui pourraient utiliser les sentiers qui longent la rivière Petitcodiac.

Les intervenants se sont aussi penchés sur les défis du changement climatique.

Avec les changements climatiques, la montée des eaux, l’eau s’en vient. Il faut donc y faire face. Il faut augmenter notre capacité de faire face à ça, a conclu Ronald Babin.

Avec des renseignements de Michèle Brideau et de l'émission radiophonique La matinale d'ICI Radio-Canada Première

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