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Levée de l’état d’urgence, à minuit, au Chili

Cinq policiers antiémeute alignés les uns contre les autres et se protégeant de leur bouclier.

Depuis le 18 octobre, Santiago a été le théâtre de violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants.

Photo : Reuters / Henry Romero

Agence France-Presse

L'état d'urgence sera levé dimanche à minuit dans toutes les régions du Chili où il avait été instauré, a fait savoir la présidence chilienne.

Cette décision intervient après plus d'une semaine d'une grave crise sociale qui a fait 20 morts, dont 5 ont été touchés par les tirs des forces de l'ordre.

Des envoyés de l'ONU sont attendus lundi dans le pays pour enquêter sur des allégations de violations des droits de la personne.

Depuis le 18 octobre, Santiago a été le théâtre de violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants protestant contre l'augmentation des prix des transports. Ces troubles ont conduit les autorités à boucler toutes les stations de métro.

Un homme avec un masque à gaz s'échappant d'un nuage de fumée en courant.

L'état d'urgence a été décrété le 18 octobre, à la suite de violentes émeutes qui ont été le point de départ d'une vague de contestation sociale sans précédent.

Photo : Reuters / Henry Romero

Dans la soirée du 18 octobre, le président conservateur Sebastian Piñera a décrété l'état d'urgence à Santiago et confié au général Javier Iturriaga la responsabilité d'assurer la sécurité publique.

Le lendemain, des milliers de personnes ont défilé contre les inégalités à Santiago, où des heurts ont éclaté entre protestataires et forces de l'ordre. D'autres rassemblements ont eu lieu dans des grandes villes comme Valparaiso et Viña del Mar, malgré la suspension de la hausse des prix des billets de métro.

Pour la première fois depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), des milliers de militaires ont été déployés dans les rues et un couvre-feu nocturne a été décrété dans la capitale.

Un homme portant une cravate noire pleurant avec une main posée sur un cercueil au milieu d'une foule.

Andres Ponces, un homme de 38 ans, a été tué dans les violences qui ont fait 20 morts depuis le début de l'explosion de colère sociale.

Photo : Reuters / Edgard Garrido

Les émeutes ont été accompagnées de heurts mortels, dans le centre de Santiago, et de pillages dans plusieurs quartiers.

L'état d'urgence a ensuite été étendu à 9 des 16 autres régions du pays.

Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, implacable, qui ne respecte rien ni personne et qui est prêt à faire usage de la violence et de la délinquance sans aucune limite, a déclaré le chef de l'État.

Le 21 octobre, les manifestations ont repris aux cris de slogans comme Les militaires dehors.

Parmi les revendications, les manifestants exigeaient l'abandon des mesures d'exception, notamment le retour des militaires dans leurs casernes, ainsi que des réponses à la pire crise sociale que connaît le pays en 30 ans.

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