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« Tout un essor » pour l’AFO après les compressions en francophonie

Deux hommes et une femme assis derrière une table

Le congrès de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) s'est conclu dimanche à Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Bienvenu Senga

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) se félicite de son bilan de l’année « très très mouvementée » qu’elle vient de conclure. Les dirigeants de l’organisme estiment que le mouvement de la résistance déclenché par les compressions gouvernementales dans les services en français aura permis de consolider son rôle de porte-parole communautaire.

Je dirais que l’AFO a connu tout un essor cette année [...]. Il y a des gens qu’on avait peu vus ou pas vus qui se sont joints à la résistance, qui ont participé à l’effort communautaire du 1er décembre pour manifester haut et fort : “nous sommes, nous serons”, a souligné le président de l’AFO, Carol Jolin, après l’assemblée générale annuelle de l’organisme qui a marqué la clôture de son congrès à Sudbury.

On dirait que ça nous prend une crise pour qu’on se rapproche, pour qu’on travaille et qu’on soit plus solidaires qu’on ne l’était dans le passé. Ce mouvement-là a lancé la francophonie non seulement en Ontario [...], mais aussi partout au pays.

Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario
Un homme qui porte un costume gris

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin, estime que les nombreux projets menés par l'organisme cette année ont été couronnés de succès.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Après les gains qui ont été faits dans le dossier de l’Université de l’Ontario français, l’AFO veut maintenant continuer de réclamer le rétablissement d’un commissariat aux services en français indépendant dans le cadre d’une refonte de la Loi sur les services en français ainsi que la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Dans ce dernier dossier, M. Jolin estime qu’avec l’élection d’un gouvernement minoritaire à Ottawa, la collaboration des élus fédéraux sera cruciale. Bien que la mise en œuvre du projet n’ait pas été complètement détaillée par les partis politiques en campagne électorale, M. Jolin rappelle qu’ils étaient tous en faveur de la modernisation du texte datant de 1969.

On a rencontré tous les partis à maintes occasions, et maintenant que les élections sont terminées, je pense que c’est un beau dossier pour un gouvernement minoritaire, de travailler sur un dossier comme ça sur lequel tout le monde s’entend, souligne le président de l’AFO.

Une croix sur le guide de normes du drapeau

Lors de sa mise à jour sur la mise en œuvre des résolutions adoptées à l’AGA de l’an dernier, Carol Jolin a annoncé publiquement que l’AFO renonçait à la création d’un nouveau guide de normes graphiques du drapeau franco-ontarien.

Adoptée l’an dernier, quelques jour à peine après le décès du cocréateur de l’emblème Gaétan Gervais, la proposition avait causé une polémique. L’AFO avait même dû s’excuser après que la sœur de Gaétan Gervais, Joanne Gervais, se soit dite estomaquée de ne pas avoir été mise au courant.

Elle a rappelé dimanche que les cocréateurs du drapeau franco-ontarien ont omis de le breveter par exprès.

Ils voulaient que tout le monde se l’approprie. Les protocoles existent, mais les protocoles, ce ne sont pas des lois, on ne peut pas imposer une amende [pour les avoir enfreints]. Les gens sont libres de créer des drapeaux.

Joanne Gervais, directrice générale de l’ACFO du Grand Sudbury
Une femme qui porte un chandail gris

Joanne Gervais est la directrice de l'ACFO du Grand Sudbury, le distributeur officiel du drapeau franco-ontarien.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

M. Jolin a indiqué que la raison du désistement était que l’ACFO du Grand Sudbury, le distributeur officiel du drapeau franco-ontarien, disposait déjà de normes régissant le drapeau franco-ontarien.

Nous [travaillerons] afin de le rendre accessible à toutes et à tous, a-t-il affirmé.

Mme Gervais, qui est aussi la directrice générale de l’ACFO du Grand Sudbury, confirme que les détails existent déjà et qu’il s’agira juste de regrouper les informations.

C’est déjà accessible et disponible, on ne change rien, on va le mettre sur papier par l’entremise de l’AFO, donc je suis ouverte au projet, note-t-elle.

Elle ajoute que les drapeaux franco-ontariens contrefaits la dérangent parce que n’importe quel autre drapeau [contrefait] devrait offusquer la communauté qu’il représente, mais aussi parce que ça veut dire que [ses propriétaires] n’ont pas acheté le drapeau d’une ACFO.

En province, avec le financement minime que la plupart des ACFO reçoivent, il me semble que les gens devraient tenter d’appuyer leurs ACFO en achetant leurs drapeaux [là], fait-elle savoir.

Autres revendications des membres

Les membres de l’AFO ont également mandaté l’organisme de prendre tous les moyens nécessaires pour faire en sorte que le quotidien Le Droit reste à Ottawa. Le journal est publié par le Groupe Capitales Média en difficulté financière et à qui le gouvernement du Québec a récemment promis de l’aide.

Une résolution exigeant à l’AFO, de concert avec la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et le Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO) de poursuivre le travail en vue d’assurer une gouvernance par et pour les francophones dans l’ensemble des programmes universitaires de langue française dans la province a également été adoptée.

L’an prochain, le congrès de l’AFO se déroulera à Ottawa et l’organisme célébrera son 110e anniversaire.

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