•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un danger dans chaque bouchée : démystifier les allergies alimentaires

Un médecin dépose des gouttes sur l'avant-bras d'un patient.

Un test pour détecter des allergies alimentaires (archives)

Photo : iStock / AlexRaths

Radio-Canada

Alors que le nombre de personnes atteintes d’allergies alimentaires croît au pays, le documentaire Un danger dans chaque bouchée, produit par la maison de production rimouskoise Tortuga Films et réalisé par Robert Mercier, s’est penché sur le phénomène.

Le documentaire vise entre autres à déceler les causes, les risques et les conséquences des allergies alimentaires, mais aussi à faire le point sur les traitements et les percées en recherche afin de les prévenir.

Le film donne la parole à quatre personnes qui témoignent de leurs contraintes alimentaires impliquant de multiples problèmes d'allergie, expliquent le réalisateur et la propriétaire de la boulangerie Citron-Confit, Gabrielle Dion, en entrevue à Radio-Canada.

On m’a propulsé vers le sujet et je me suis accaparé le sujet, souligne le réalisateur en entrevue à Radio-Canada. Lui-même allergique aux chats et à la poussière, il affirme qu’il se sent en terrain connu face à ce sujet.

M. Mercier estime que le nombre d’allergies est en croissance depuis les 20 dernières années et que le phénomène est passé des allergies simples aux multi allergies.

« Ce n'est pas un mythe »

Le réalisateur tente de transmettre le message que les allergies sont réelles dans son documentaire. Dans le film, on explique le phénomène sur le système immunitaire. C'est physique, ce n'est pas un mythe. Il y a un réel danger en fait, dit-il.

Le réalisateur s'intéresse entre autres à la science derrière les allergies, mais aussi à comment les gens aux prises avec de tels défis composent avec ceux-ci. Il s'interroge notamment sur les menus des personnes allergiques.

Tirer profit des allergies

Gabrielle Dion a su tirer profit de sa situation en créant sa boulangerie hypoallergène. Moi, ça a été un tremplin professionnel, décrit-elle. Lorsqu’à 26 ans elle est devenue polyallergique, elle s’est demandé ce qu’elle pouvait faire pour aider la communauté.

Gabrielle Dion dans une boulangerie.

Gabrielle Dion a fondé la première boulangerie hypoallergène du Québec.

Photo : Tortuga Films

Mme Dion souhaite remettre les pendules à l’heure. Elle soutient que les personnes allergiques ne font pas la fine bouche, mais plutôt qu’ils sont aux prises avec un réel problème.

Mme Dion, notamment allergique aux calmars, déplore que ces allergies ne soient pas prises au sérieux dans certains établissements de restauration. Je me souviens d’un serveur à qui j’ai dénombré mes allergies et lorsque j’ai reçu l’assiette, il y avait un calmar dedans. Tu comprends que si je mange, je prends mon EpiPen et tu appelles l’ambulance, conclut-elle.

Bas-Saint-Laurent

Alimentation