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Promouvoir la passion du hockey au féminin dans l’Est

Une gardienne de but derrière un filet.

L'événement vise à promouvoir le hockey féminin dans l'Est-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Dereck Doherty

Dereck Doherty

Des dizaines de joueuses de hockey des catégories pee-wee et midget de l’Est-du-Québec sont réunies à Rivière-du-Loup en fin de semaine pour le « Rendez-vous des 4 » dans le but de promouvoir le hockey féminin.

Des joueuses adolescentes du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean prennent part à une série de matchs amicaux dans le but de jouer entre filles, question de mousser l’engouement féminin pour le sport.

On est ici parce qu’on aime le hockey, affirme Cathy Poirier, mère d’une joueuse des Étoiles de la Gaspésie, en marge de l’événement. Elle-même joueuse de hockey, Mme Poirier, de Pabos, se réjouit d’avoir légué sa passion à sa fille.

Cathy Poirier dans un couloir d'aréna.

Cathy Poirier, mère d'une joueuse des Étoiles de la Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Dereck Doherty

Selon elle, la grandeur du territoire et la faible densité de la population expliquent, du moins en partie, pourquoi le nombre d’équipes féminines est faible dans l’est de la province. Ma fille joue avec des filles qui sont à deux ou trois heures de route. La Gaspésie, c’est grand, illustre-t-elle.

En faisant des événements comme ça, ça peut permettre aux filles de vouloir jouer au hockey, de promouvoir le hockey féminin et de faire en sorte que ça revienne sur la carte et que ça évolue, fait valoir Cathy Poirier.

C'est le même son de cloche pour Camilienne Pinette, qui a fait la route de Uashat Mak Mani-utenam, sur la Côte-Nord, jusqu'à Rivière-du-Loup en passant par Chicoutimi et Québec pour que sa fille puisse participer à l'événement. Dans notre coin, il n'y a pas beaucoup de hockey féminin, alors il faut se déplacer à l'extérieur pour jouer. Je sais que [ma fille] aime ça, puis ça vaut le déplacement, dit-elle.

Deux ans de développement

Ce projet mûrit depuis deux ans, explique la responsable régionale de Hockey féminin Bas-Saint-Laurent, Chantal Thibeault. On connaît des problématiques à cause de la distance et du membership, soutient-elle.

Chantal Thibeault dans un couloir d'aréna.

Chantal Thibeault, responsable régionale, Hockey féminin Bas-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada / Dereck Doherty

Il n'existe pas d'équipe intégralement féminine dans les régions de l'Est-du-Québec, déplore Mme Thibeault. Les joueuses doivent donc intégrer des équipes de garçons pour pouvoir pratiquer le sport. Les équipes qui participent au Showcase, comme l'appelle l'organisatrice, sont donc formées de filles qui jouent dans plusieurs équipes différentes.

L'organisatrice souhaite que l'événement soit de retour l'an prochain afin de continuer à promouvoir le hockey féminin chez les jeunes filles dans l'Est-du-Québec.

Des idoles

Cathy Poirier soutient qu’il reste du chemin à faire en termes d’égalité entre les hommes et les femmes au hockey, notamment en ce qui a trait au salaire des athlètes professionnels. Toutefois, il y a de l’espoir, selon elle. Il y a quand même les Olympiques; il y a des affaires pour les femmes qu’il n’y avait pas avant, dit-elle.

Les filles, maintenant, leur idole, ça peut être Marie-Philip Poulin plutôt que Joe Sakic.

Cathy Poirier

D’ailleurs, Marie-Philip Poulin est l’idole de Lili-Rose Blanchette, une jeune joueuse des Étoiles de la Gaspésie rencontrée par Radio-Canada. Elle est vraiment bonne, elle fait beaucoup de buts, dit Lili-Rose, originaire de Murdochville.

Lili-Rose Blanchette dans le couloir d'un aréna.

Lili-Rose Blanchette, de Murdochville, participait au Rendez-vous des 4.

Photo : Radio-Canada / Dereck Doherty

La passion de son père pour le hockey lui a donné le goût de pratiquer le sport, souligne-t-elle, affirmant au passage qu’elle avait hâte d’affronter d’autres filles dans le cadre de cette série de matchs amicaux.

La défenseure de 11 ans vise notamment les Jeux du Québec et espère se tailler une place au sein d'une équipe universitaire, voire de l'équipe olympique canadienne, dans l'avenir.

Une dynamique différente

Être une fille dans une équipe de garçons et être une fille dans une équipe de filles sont deux choses complètement différentes, selon une autre joueuse. C'est le fun de jouer avec les filles, c'est une autre dynamique qu'avec les gars, mentionne Anne-Sophie Dumais, de Saint-Fabien, qui partage les mêmes aspirations que Lili-Rose.

Je trouve qu'on est plus près les unes des autres, explique-t-elle.

Anne-Sophie Dumais dans un couloir d'aréna.

Anne-Sophie Dumais, de Saint-Fabien, est passionnée de hockey.

Photo : Radio-Canada / Dereck Doherty

Celle qui, au départ, pratiquait le patinage artistique a choisi de tenter sa chance au hockey après avoir vu son frère jouer. Elle a préféré le hockey pour son aspect d'équipe et a donc troqué les patins blancs pour les patins noirs.

Anne-Sophie Dumais encourage les autres jeunes filles à pratiquer le hockey. Fais juste essayer, vas-y. Même si tu n'as pas tout un équipement, essaie et, si t'aimes ça, lance-toi, conclut-elle.

Le prochain rendez-vous aura lieu les 16 et 17 novembre à Forestville, alors que les équipes bantam et atome des quatre régions vont s'affronter dans le cadre du Rendez-Vous des 4.

Bas-Saint-Laurent

Hockey féminin