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Un projet de centre d'entraînement adapté aux blessés à la moelle épinière à Sherbrooke

Une femme avec un handicap s'entraîne sur un tapis roulant.

La ville de Régina en Saskatchewan possède depuis 10 ans son centre d'entrainement pour les personnes dont la moelle épinière a été sectionnée.

Photo : FSWC Canada

Radio-Canada

Après Régina et Winnipeg, Sherbrooke pourrait accueillir le 3e centre d'entraînement adapté aux blessés à la moelle épinière au pays. Une campagne de financement populaire est lancée dans le but d'amasser la somme de 50 000 dollars.

La ville de Régina en Saskatchewan possède depuis 10 ans son centre d'entraînement pour les personnes dont la moelle épinière a été sectionnée.

Un modèle pour les athlètes paralympiques Diane Roy et Carl Marquis qui s'impliquent dans le projet du centre d'entraînement à Sherbrooke.

« Les tissus nerveux se reconnectent et refont une espèce de lien nerveux et ça remet en fonction les muscles », explique Carl Marquis à propos des exercices basés sur la neuroplasticité proposés au centre de Régina.

Carl Marquis.

Carl Marquis s'impliquent dans le projet du centre d'entraînement adapté aux blessés à la moelle épinière de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

Le Centre d'entraînement First Step permet de redonner de l'espoir à ceux et celles qui veulent améliorer leur condition croit Diane Roy.

« C'est ça que j'ai eu comme accident il y a 31 ans. On va à l'hôpital. On fait de la réadaptation. Ça dure un mois et demi et après ça, je suis retournée à la maison et c'est: arrange-toi », explique Diane Roy, athlète paralympique.

Diane Roy.

Diane Roy est une athlète paralympique et vice-présidente de FSWC Québec.

Photo : Radio-Canada

Dans certains cas, des personnes handicapées ont pu remarcher selon Carl Marquis. « Un gars en fauteuil comme moi, blessé avec une lésion thoracique. Soudainement, après plusieurs mois d'entraînement, il a commencé graduellement à bouger son pied, après ça, sa jambe, ses mollets. »

Il ne fait pas de la course le gars, mais il devient de plus en plus mobile.

Carl Marquis, athlète paralympique

Diane Roy est catégorique. « Si tu ne fais rien, tu es blessé plus souvent, tu as plus de misère, tu es plus souvent malade et tu te retrouves à l'hôpital. Tu as besoin de plus de services. Si tu bouges et que tu fais ces exercices-là et que ça t'amène à 80 pour cent, à 100 pour cent de tes capacités, tu vas être beaucoup plus indépendant. »

Pour First Step Canada, Sherbrooke est la ville idéale pour attirer une clientèle de tout le Québec, de l'Ontario et même des États-Unis. « Ici à Sherbrooke, c'est la bonne place pour bien s'installer, même à long terme », explique sa fondatrice, Norika Imaizumi.

Fisrt Step Québec demande l'aide du public. « On a parti un Go Fund Me pour aller chercher un 50 000 dollars parce que la communauté est interpellée par ça. Chaque personne a dans sa famille proche quelqu'un qui a la sclérose en plaques ou une paralysie comme moi », explique Carl Marquis.

L'argent recueilli servirait à acheter l'équipement nécessaire, louer un local et embaucher des kinésiologues.

Le projet total est évalué à 250 000 dollars et l'ouverture est prévue en 2020.

D'après un reportage de Jean Arel

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