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Violence conjugale : des maisons d'hébergement de la région débordées

Un enfant derrière une fenêtre givrée dépose sa main contre la vitre et regarde au sol.

Les maisons d'hébergement pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale manquent de place.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale sont à bout de ressources. Au FAR, à Trois-Rivières, le taux d'occupation annuel avoisine les 145 %.

Le nombre de femmes qui n’ont pas accès à l'hébergement est également en hausse.

Le FAR indique qu'en 2018-2019, 48 femmes n’ont pas pu avoir accès à la maison d’hébergement au moment où elles ont appelé, par manque de places disponibles. Et depuis le début de l’année financière actuelle, 32 femmes ont déjà dû être refusées et placées sur une liste d’attente.

Le nombre de personnes touchées est encore plus grand, souligne la directrice générale de la maison Le FAR, Karine Gendron.

Plusieurs de ces femmes sont accompagnées d'enfants. Derrière chaque appel de femmes qui demandent de l’aide, il y a peut-être 4 enfants, 3 enfants ou 2 enfants, note-t-elle.

Leur sécurité est compromise par le manque de place, affirme Karine Gendron.

La femme dans un café en entrevue.

La directrice générale de la maison Le Far, Karine Gendron, affirme qu'il manque de place à la maison d'hébergement de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Le FAR réclame des places supplémentaires pour accueillir les femmes et enfants victimes de violence conjugales, notamment des places pour la transition entre l'hébergement d'urgence et l'autonomie complète.

Il y a quelques maisons d'hébergement dans la région, notamment Le Toit de l'amitié à La Tuque, La Séjournelle à Shawinigan, La Nacelle à Nicolet, la maison de Connivence à Trois-Rivières, La Volte-Face à Victoriaville ainsi que La Rose des vents à Drummondville.

Manque de main-d’oeuvre

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale a fait une sortie publique mercredi pour pousser un cri d’alarme.

Nos maisons tournent à pleine capacité, nos équipes sont à bout de souffle, a indiqué le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

Les maisons d'hébergement aimeraient avoir plus de financement pour pouvoir accueillir plus de femmes et d'enfants et pour embaucher du personnel.

Le Regroupement affirme notamment que les maisons d'hébergement manquent de main-d’oeuvre en raison de la pénurie de main-d'oeuvre.

On est à bout de souffle.

Karine Gendron, directrice générale du FAR, à Trois-Rivières

Les conditions de travail plus généreuses dans le réseau public jouent en leur défaveur. Les conditions salariales des intervenants des maisons d’hébergement sont moindres que dans le système de santé, souligne la directrice générale de la maison Le FAR.

Avec les informations de Pascale Langlois

Mauricie et Centre du Québec

Famille